/regional/centreduquebec

Des parents et un poète scandent leur appui à l'école publique

Josée Cloutier

«Je protège mon école publique!», ont scandé des centaines de parents, d'enfants et membres du personnel des écoles publiques de Sherbrooke en début de journée jeudi.

Une douzaine de chaînes humaines ont été formées aux abords des écoles de la commission scolaire de la Région-de-Sherbrooke ( CSRS), dans le cadre du mouvement national qui vise à dénoncer les coupes en éducation.

La première chaîne humaine a été formée devant l'école Sainte-Anne de la rue Ontario sous le coup de 7h30, trente minutes avant le début des classes.

Les participants ont lancé un appel au financement adéquat et stable dans les écoles et exigé une solution rapide et durable aux problèmes de surpopulation dans les classes. «C'est la société de demain que l'on prépare. L'éducation c'est fondamental !», a lancé un père.

(Capture d'écran TVA Nouvelles)

«Nos élèves ont de plus en plus de difficultés et celles-ci sont de plus en plus grandes et différentes les unes des autres», nous a confié Nathalie Boulanger qui enseigne depuis dix ans.

Le poète, romancier et slammeur David Goudreault, est venu donner son appui au personnel de l'école Sacré-Coeur située au centre-ville de Sherbrooke. Ce dernier a choisi les mots pour passer son message dans un slam intitulé le salut militaire:

À la guerre comme à la guerre
Faut investir, équiper nos troupes d'élite
Ils le méritent, Terre à terre
Je le dis haut et fort
Même s'ils sont mille à s'taire
Moi, je supporte nos professeurs...

«Au ministre de l'Éducation, François Blais, je demande de réfléchir s'il ne peut pas fléchir ! Au moins de prendre le temps de voir à quel point la mobilisation est forte et de réaliser que c'est un cul-de-sac que de poursuivre dans cette voie !».

(Capture d'écran TVA Nouvelles)

Les chaînes humaines se sont dissoutes sur le coup de 9h, mais les participants se promettaient bien de se faire entente à nouveau dans un mois si rien n'a bougé d'ici là. «La participation est au-delà de nos espérances. Si rien ne change, on se reverra dans un mois», a conclu la porte-parole en région Marie-Claude Routhier