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À l'école avec les petits réfugiés

TVA Nouvelles

Une école de Montréal qui accueille des réfugiés syriens demande au gouvernement du Québec d'assouplir certaines règles relatives au financement scolaire afin de lui permettre d'intégrer davantage d'enfants fuyant la guerre.

Parmi les élèves jouant dans le gymnase de l'école arménienne Alex Manoogian à Montréal se trouve un garçon de 12 ans, réfugié de Syrie. À première vue, il n'a pas l'air différent de ses copains; il court et joue au ballon comme les autres. Pourtant, il y a peu de temps, il était atteint d'une balle à la jambe alors qu'il se trouvait dans son pays d'origine.

«Pour lui, c'est du passé. C'est arrivé, c'était la guerre, et puis il passe à autre chose», explique le directeur de l'école, Chahé Tanachian.

Deux élèves de l'école Alex Manoogian à Montréal (Crédit photo: capture d'écran TVA Nouvelles)

L'histoire de cet enfant est unique, comme celle de tous les élèves qui fréquentent cette classe. Plusieurs d'entre eux viennent aussi de la Syrie, d'autres d'Irak, mais ils ont tous une chose en commun: ils ont fui la guerre.

«Mon nom est Joseph. Je viens d'Irak. C'était très difficile. Le premier jour où je suis allé à l'école là-bas, j'attendais l'autobus et il y avait une bombe qui était juste en arrière de moi», explique un garçon.

Pour accueillir un élève, il en coûte 7000 dollars par année. La moitié de cette somme est assumée par la communauté arménienne de Montréal et l'autre provient de subventions gouvernementales.

«Ce qu'on demande au gouvernement c'est simplement qu'il y ait des mesures financières après le 30 septembre pour cette clientèle-là, explique le directeur général de l'école Alex Manoogian, Sébastien Stasse. Normalement, le gouvernement compte le nombre d'enfants par école à la date précise du 30 septembre. Puis, après cette date, il n'y a pas de subvention donnée aux enfants.»

Le directeur général de l'école Alex Manoogian Sébastien Stasse (Crédit photo: capture d'écran TVA Nouvelles)

Le gouvernement canadien prévoit accueillir 10 000 réfugiés syriens d'ici la fin de l'année.

«Moi, je pense qu'on doit accepter plus d'immigrants et de réfugiés dans notre pays, pour les sauver de la guerre, les innocents», commente un élève.

«J'aime vivre au Canada, car on est loin des bombes, c'est beaucoup mieux et c'est sécuritaire», lance candidement un de ses copains.

Pour bien intégrer ces petits réfugiés de guerre, il faut une bonne école, question de leur permettre aussi de retrouver une vie d'enfant.

- D'après un reportage de Marie-Laurence Delainey