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Le colonel Bernier s'excuse d'avoir «pogné» les fesses de deux militaires

Nicolas Saillant

Le colonel Martin Bernier, qui a plaidé coupable de harcèlement sexuel pour avoir «pogné les fesses» de deux femmes militaires, a qualifié ses gestes d'«absolument inexcusables».

À l'étape de la détermination de la peine, le colonel Bernier qui a plaidé coupable jeudi à deux chefs de harcèlement sexuel devant la cour martiale s'est présenté à la barre. Accompagné de son épouse qui l'appuie dans les procédures, le militaire de carrière s'est montré très repentant.

Ce dernier n'a à aucun moment tenté de minimiser ses gestes, prenant l'entièreté du blâme, même s'il a un souvenir flou des événements puisqu'il était en état d'ébriété avancé. Le 18 octobre 2014, lors d'un gala au Centre des congrès de Québec pour le 100e anniversaire du Royal 22e Régiment, le haut gradé a touché les fesses de deux subalternes sur la piste de danse.

«C'est absolument inexcusable, je n'ai pas d'explications, je ne veux pas me trouver des excuses, je ne veux pas mettre ça sur le dos de l'alcool», a-t-il dit en retenant ses émotions. Il a aussi ajouté que «ce n'est pas les deux victimes qui ont couru après. Elles sont des victimes là-dedans, je le reconnais pleinement».

Jeudi, les deux victimes ont témoigné que les rumeurs sur la base de Valcartier étaient fortes au lendemain des événements et que plusieurs personnes affirmaient qu'elles «l'avaient cherché».

Il a aussi parlé des impacts sur sa famille et sur sa carrière. «Ma carrière, mes avancements professionnels, je peux mettre une croix là-dessus.»

Les avocats en sont à proposer une peine au juge. Celle-ci peut aller de la «destitution ignominieuse du service de Sa Majesté», mais Bernier pourrait aussi faire l'objet d'un simple blâme ou d'une rétrogradation pour ses gestes.

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