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Bombardier

Québec demandera à Ottawa d’investir 1G $ US

Argent

Archives Agence QMI

Le gouvernement du Québec a l’intention de réclamer au gouvernement fédéral d’investir autant d’argent dans le programme CSeries de Bombardier (BBD.B : TSX) qu’il vient de le faire.

Jeudi, Québec a annoncé qu’il investissait 1G$ US dans un partenariat avec Bombardier pour rendre le développement de l’appareil à terme. Bombardier investira à peu près la même somme dans le programme.

Vendredi, le ministre de l’Économie, Jacques Daoust, a fait part de sa volonté de demander une participation équivalente au nouveau gouvernement libéral.

«Si le fédéral s’engage, la notion de risque change complètement», a affirmé M. Daoust à l’agence Bloomberg. «Si le gouvernement fédéral met aussi 1G$ US, cela signifierait que le financement de la CSeries serait complété».

En spécifiant le montant, le ministre Daoust met la table quant à la possible aide fédérale alors que le premier ministre Justin Trudeau sera assermenté mercredi prochain.

Un porte-parole du Parti libéral, Dan Lauzon, a affirmé à Bloomberg que le dossier de Bombardier sera étudié dès que le nouveau leadership sera en place.

Le ministre Daoust prévoit entrer en contact avec le prochain ministre fédéral de l’Industrie dès sa nomination.

«Dans une semaine, nous  saurons exactement avec qui nous travaillerons à Ottawa, a ajouté le ministre. Je peux vous assurer que dans la demi-heure suivante, j’aurai son numéro de téléphone et je l’appellerai».

M. Daoust entend demander à Ottawa le même soutien qu’il a accordé à l’industrie automobile de l’Ontario lorsqu’elle a connu des difficultés lors de la récession de 2009. Ensemble, les gouvernements canadiens et de l’Ontario avaient investi plus de 13,7G$ CAN dans  le sauvetage de General Motors et Chrysler.

En plus du partenariat qui accordera une participation de 49,5% dans le programme CSeries, Investissement Québec a aussi obtenu des bons de souscription qui lui permettront d’acquérir jusqu’à 200 millions d’actions de catégorie B de Bombardier à un prix de 2,21$ CAN chacune. Avec une telle participation, Québec deviendrait le plus important détenteur de cette catégorie d’actions.

Si les actions grimpent à ce prix et que Québec exerce ses bons, le gouvernement ne s’est pas pour autant engagé à conserver sa participation dans Bombardier à long terme.

«Si j’exerce les bons, je peux acheter les actions et les conserver, ou les vendre sur le marché», a fait valoir le ministre.

«Mon rôle comme gouvernement est de donner un certain niveau d’oxygène à la CSeries quand elle en a besoin. Je ne suis pas ici pour jouer le rôle d’un investisseur institutionnel. Alors, nous devrons décider.»