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«Une intervention pertinente»

Bachand appuie l’aide de Québec à Bombardier

Argent

L'ex-ministre des Finances du Québec, Raymond Bachand, estime que l'intervention du gouvernement Couillard pour venir en aide à Bombardier est pertinente et il espère qu'Ottawa trouvera le moyen de faire de même.

Près de trois semaines après l'annonce de cette injection de 1,3 milliard $ dans une coentreprise pour finaliser le développement de la CSeries, le titre de Bombardier continue de végéter. Il a encore perdu 2% lundi, pour clôturer à 1,25 $.

Même si les commandes se font encore attendre, l'ex-ministre des Finances dans le gouvernement de Jean Charest pense que c'est le rôle de l'État québécois de trouver une façon de mener ce grand projet à terme, malgré les dépassements de coûts.

«Je pense que c'est un excellent investissement. Quand on regarde ce que les États-Unis ont fait dans la crise économique, ils ont investi massivement chez General Motors, chez Chrysler, dans l'industrie automobile. Pourquoi? Parce que les milieux bancaires et financiers ne leur prêtaient pas d'argent.

«C'est le rôle du gouvernement d'investir en capitaux dans Bombardier, en prenant des bons de souscription parce que si l'action de Bombardier remonte un jour, on va faire pas mal d'argent là-dedans».

Quant à la possibilité de voir Ottawa investir également pour finaliser le financement de la CSeries, Raymond Bachand pense que c'est souhaitable. Il concède toutefois que le gouvernement fédéral n'a pas autant de latitude en raison des ententes régissant le commerce international.

«Un pays comme le Canada doit faire attention. Une province a plus de latitude dans un investissement comme ça, il n'y a pas de problème. Il faudrait que le Canada regarde ça, mais c'est clair que Bombardier aura besoin de tous les appuis nécessaires», a-t-il dit.

Depuis l'accession des libéraux au pouvoir, le premier ministre Justin Trudeau et le ministre de l'Innovation, des Sciences et du Développement économique, Navdeep Singh Bains, sont demeurés prudents en indiquant que le fédéral n'investira que lorsqu'ils auront été convaincus que les plans et les prévisions de Bombardier sont solides et viables économiquement.

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