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Canada

10 000 réfugiés syriens d’ici le 1er janvier

Dominique La Haye | Agence QMI

Le gouvernement fédéral a révisé à la baisse sa cible concernant les réfugiés syriens, et souhaite en accueillir 10 000 d'ici la fin de l'année.

Au total, Ottawa prévoit toujours accueillir 25 000 réfugiés, mais sur une plus longue période, soit d'ici la fin du mois de février.

Le gouvernement s'attend ainsi à ce que 600 réfugiés par jour atterrissent à Montréal et à Toronto au cours des prochaines semaines.

Les frais de transport seront couverts par le gouvernement fédéral.

Le gouvernement estime que cette opération coûtera entre 564 et 678 millions $ pour les six prochaines années, incluant un fonds pour les imprévus.

Les réfugiés arriveront notamment de la Turquie, de la Jordanie et du Liban.

Le gouvernement accordera une priorité aux réfugiés jugés vulnérables, à savoir les familles complètes, les femmes à risques et les personnes appartenant à la communauté des lesbiennes, gais, bisexuels, transsexuels et transgenres (LGBTT). Les hommes célibataires seront pris en compte seulement s'ils sont considérés comme étant vulnérables en raison de leur appartenance à la communauté LGBTT ou qu’ils accompagnent leurs parents en tant que membre d'une famille.

Les bases militaires canadiennes seront utilisées en dernier recours ont indiqué des hauts fonctionnaires du gouvernement mardi. Environ 6000 lits sont disponibles sur celles situées en Ontario et au Québec.

On n’était pas encore en mesure de dire combien le Québec en accueillerait.

La vérification de l'identité et des documents des réfugiés se fera à l'étranger par le ministère de l'Immigration, des Réfugiés et de la Citoyenneté.

Le processus comprendra des entrevues de sécurité et d'immigration effectuées par des agents de visa, ainsi que des collectes de données biométriques et biographiques, des contrôles sanitaires, et une confirmation de l'identité avant le départ et une vérification de l'identité à l'arrivée au Canada.

Le ministre de l'Immigration, John McCallum, a justifié ce délai par la nécessité de faire les choses non seulement «rapidement, mais correctement».

«Nous voulons les accueillir non seulement avec le sourire, mais avec une maison et un logement et avec toutes les autres choses dont ils auront besoin pour commencer leur vie au Canada avec leur famille», a-t-il soutenu.

M. McCallum a précisé que la question de la sécurité n'avait pas pesé dans la balance pour reporter de deux mois l'échéancier de l'accueil des 25 000 réfugiés.

Quelque 13 municipalités au Québec seront mises à contribution pour l'accueil des réfugiés syriens.

Un grand nombre de ces réfugiés seront parrainés par le privé et non par le fédéral comme s'était engagé à le faire le gouvernement libéral de Justin Trudeau. Or, mardi, le ministre McCallum a soutenu qu'Ottawa accueillerait d'autres réfugiés syriens en 2016, qui seront parrainés par le fédéral ainsi que par le privé.

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