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Moins de réfugiés à Québec

La faute au maire Labeaume, croit François Legault

Marc-André Gagnon | Agence QMI

Rencontre m�tropolitaine sur la protection des sources d'eau potable au centre de foires, le maire de Quebec Regis Labeaume

Daniel Mallard/Agence QMI

Si moins de Syriens qu’attendu trouveront refuge à Québec, c’est en raison des propos tenus par le maire Régis Labeaume, croit le chef de la Coalition avenir Québec, François Legault.

«On a vu qu’il a tenu des propos où il avait des réticences», a rappelé jeudi le chef de la CAQ, lors d’un impromptu de presse à l’Assemblée nationale.

La semaine dernière, le maire de Québec avait exprimé le souhait d'accueillir en priorité des orphelins et des familles plutôt que des «gars de 20 ans frustrés».

Alors qu’il avait pourtant déjà fixé la limite à 800 réfugiés, le maire avait aussi rapporté que le gouvernement lui demandait d’en accueillir un peu plus, soit entre 1000 et

1400 au total. «Ça m’inquiète de savoir qu’on nous demande d’en prendre plus», avait dit M. Labeaume.

La planification dévoilée jeudi par le gouvernement du Québec ne prévoit finalement qu’une centaine de réfugiés à Québec en 2015, puis 130 en 2016.

«Donc je comprends qu’en conséquence de ses réticences (celles de M. Labeaume), on en a un peu moins à Québec que ce que, peut-être, certains auraient souhaité», a déclaré François Legault.

Les villes de Gatineau et Sherbrooke en accueilleront sensiblement le même nombre, soit respectivement 220 et 210 en 2015-2016. La plupart (6195) se retrouveront à Montréal, Longueuil et Laval.

«C’est sûr qu’on aurait souhaité qu’il y en ait plus en région, a dit M. Legault. Mais actuellement, les réfugiés souhaitent sûrement aller vers le plus grand centre qui est Montréal. En plus, Montréal a montré une ouverture pour avoir tous les services d’intégration, hébergement, écoles et autres.»

Loi 101

Par ailleurs, même si la loi 101 n’oblige que les enfants à aller à l’école en français, le chef caquiste espère que les adultes, qui pourront aller dans les écoles anglophones, se verront offrir «tous les cours de français nécessaires» pour assurer une meilleure intégration.

Le chef péquiste Pierre Karl Péladeau tient lui aussi à ce que les ressources nécessaires soient mises en place en ce sens. «La meilleure façon d’avoir un emploi (au Québec), c’est de parler français», a-t-il fait valoir.

Le ministre des Affaires municipales, Pierre Moreau, a assuré de son côté que les ressources nécessaires seraient offertes aux réfugiés, notamment par le ministère de l'Immigration, le ministère de la Culture et le ministère de l'Éducation.

«La loi 101 s’applique dans son intégralité, donc les jeunes iront à l’école française, a indiqué M. Moreau. Pour ceux qui sont dans des sites d’hébergement temporaires, dès leur arrivée, on est en train de mettre en place les ressources pour assurer qu’il y ait une francisation le plus rapide possible.»

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