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Ottawa poursuit son travail

À quand le premier avion de réfugiés syriens au pays?

Agence QMI

Le gouvernement fédéral ignore toujours quand le premier avion de réfugiés syriens parrainés par Ottawa se posera en sol canadien alors que le processus de traitement des migrants se poursuit au camp de réfugiés Za'atari, près d’Amman, en Jordanie.

Ottawa se fixe comme cible le traitement de 500 personnes par jour dans ce camp de réfugiés. Il n’en est pas là actuellement. Le centre a ouvert dimanche. Quatre-vingt-dix personnes ont été vues par les autorités canadiennes lors de cette première journée.

«Après quelques jours, nous pensons que nous aurons atteint ce nombre. Les fonctionnaires travaillent extrêmement fort pour atteindre cet objectif», a indiqué lundi soir en conférence téléphonique le ministre de l’Immigration, des Réfugiés et de la Citoyenneté, John McCallum.

Des avions commerciaux de la Jordanie seront loués par Ottawa pour aider au transport des réfugiés au Canada. Les réfugiés arriveront aux aéroports de Montréal et de Toronto. Le premier vol à atterrir devrait être avec un avion des Forces armées canadiennes, mais on ignore pour le moment où il se posera.

Le ministre McCallum a dit que l’échéancier pour l’accueil de 25 000 réfugiés d’ici la fin de février 2016 demeure la cible.

«Nous souhaitons que ces réfugiés s’installent un peu partout au pays. Nous ne voulons pas qu’ils soient tous concentrés dans deux, trois ou quatre grandes villes», a-t-il précisé.

La ministre de la Santé, Jane Philpott, qui travaille en étroite collaboration avec le ministre McCallum dans ce dossier, a indiqué que plusieurs Syriens qui ont fui la guerre civile dans leur pays ont comme premier choix de retourner chez eux.

«Plusieurs de ces gens souhaitent que les choses se stabilisent, et qu’ils puissent retourner chez eux. Nous savons toutefois que certains n’ont plus d’espoir que cela arrivera, ou qu’ils réaliseront qu’ils ont l’occasion de recommencer leur vie au Canada», a-t-elle expliqué.

Les migrants syriens qui viendront au Canada viennent aussi du Liban et de la Turquie, pays où ils se sont réfugiés pour fuir les conflits.

Ottawa évalue à entre 564 et 678 millions $ sur six ans le coût de l’opération de réinstallation des réfugiés syriens.

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