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Réchauffement climatique: sujet peu important pour les Canadiens, selon une étude

Agence QMI  

Alors qu’a commencé lundi la conférence de Paris sur les changements climatiques, une nouvelle étude montre que cet enjeu environnemental est un sujet peu important pour les Canadiens.

L’étude réalisée par l’Université de Montréal et l’Institut de l’énergie Trottier se fonde sur un sondage mené auprès de 1014 Canadiens entre le 1er et le 15 septembre dernier, soit durant la campagne électorale fédérale.

Les chercheurs ont entre autres constaté que seuls 27 % des répondants se sont dits très bien informés sur la question du réchauffement planétaire.

«Les gens qui sont vraiment préoccupés par les changements climatiques, au point de se tenir informés sur les derniers développements, sont une minorité relative au pays», a souligné dans un communiqué Erick Lachapelle, auteur principal du rapport et professeur adjoint au département de science politique de l’Université de Montréal.

Le rapport intitulé «Peu m’en chaut? Le paradoxe de l’opinion publique et des politiques climatiques au Canada: vers un nouveau programme de recherche» note aussi que peu de Canadiens se sentent à risque devant le réchauffement climatique, bien qu’une majorité croit au phénomène.

En outre, l’étude constate qu’une personne sur deux (49 %) croit que l’activité humaine est la cause principale des changements climatiques.

«Les gens qui ne sont pas convaincus du rôle que joue l’humanité dans le réchauffement planétaire seront réticents à changer leurs comportements ou à soutenir des politiques de réduction d’émissions de gaz à effet de serre (GES)», observe M. Lachapelle.

Les chercheurs notent aussi que les Canadiens sont beaucoup plus portés à croire que ce sont les générations futures qui feront les frais des changements climatiques.

De plus, l’étude constate que les gens connaissent peu les programmes de plafonnement et d’échange de droits d’émissions de GES (bourse du carbone), malgré l’adoption de ce type de mesure par le Québec et l’Ontario.

Le rapport indique aussi que le quart des Canadiens préférerait ne rien débourser pour soutenir la production d’énergie renouvelable.

L’heure est cependant au changement, avance l’étude.

«L’élection d’un nouveau gouvernement fédéral, le blocage du projet d’oléoduc Keystone XL par Washington et la tenue de la 21e Conférence sur les changements climatiques à Paris constituent ensemble une conjoncture favorable pour un renouveau du leadership fédéral», précise-t-on.