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De Jordanie et de Turquie

Un premier avion de réfugiés atterrira mercredi

Dominique La Haye | Agence QMI

Un premier avion transportant des réfugiés syriens arrivera au Canada cette semaine, a confirmé le premier ministre Justin Trudeau, lundi.

Il a précisé que ces réfugiés proviendraient des camps de Jordanie et de Turquie et atterriraient «en sol canadien».

M. Trudeau a fait cette annonce, aux Communes, lors du premier débat parlementaire portant sur le discours du Trône, prononcé vendredi dernier, et servant à énoncer les priorités de son gouvernement.

Le premier ministre n’a pas fourni plus de détails à savoir combien de réfugiés seraient du voyage, ni s’ils arriveraient à bord d’un avion nolisé ou des Forces armées, ni à quel endroit ils atterriraient.

Projet de loi mercredi

Justin Trudeau a aussi confirmé qu’il irait de l’avant, mercredi, avec son plan de réduction des impôts pour la classe moyenne en haussant ceux des plus nantis. Il s’agit du premier projet de loi «substantiel», a-t-il dit, que son gouvernement allait déposer.

Cette promesse phare des libéraux fera en sorte d’augmenter les impôts des contribuables gagnant plus 200 000 $, en créant un nouveau taux d’imposition de 33 %. Les personnes dont le revenu annuel imposable se situe entre 44 700 $ et 89 401 $ verront pour leur part leur taux d’imposition réduit de 22 % à 20,5 %.

Le ministre des Finances, Bill Morneau, n’a pas voulu confirmer, lundi matin, les informations dévoilées dans le quotidien torontois «Globe and Mail», selon lequel il reconnaîtra, cette semaine, que la hausse d’impôts des plus nantis ne permettra pas de couvrir les baisses consenties à la classe moyenne. Le grand argentier du Canada s’adressera à la presse, en après-midi.

Aux Communes, l’opposition a critiqué le discours du Trône des libéraux, dont leur plan fiscal pour les familles et la classe moyenne.

«Sédatif»

Le député conservateur Maxime Bernier a qualifié de «désastreuse» la logique économique des libéraux comprise dans le discours du Trône.

«Selon les libéraux, plus de dépenses va amener la prospérité au pays et on sait que c’est complètement faux. Plus de dépenses ne sera pas un stimulus pour l’économie, mais un sédatif pour l’économie», a-t-il lancé.

Il a soutenu que les baisses d’impôts promises par le gouvernement Trudeau profiteraient à des gens qui gagnent un salaire équivalent à celui des députés fédéraux.

«Ce que les gens ne savent pas, c’est que les gens qui vont bénéficier le plus des (baisses) d’impôts, ce sont les gens - nous ici dans la Chambre des communes - qui faisons entre 89 000 $ et 200 000 $ par année. Ce sont eux qui vont avoir la plus grande baisse d’impôts», a fait valoir le député de Beauce.

Le chef du NPD, Thomas Mulcair, a abondé dans le même sens. Il a soutenu que les baisses d’impôts des libéraux n’offriraient rien à près de 70 % des contribuables, dont les familles gagnant annuellement 45 000 $.

«Selon le plan proposé par le gouvernement, ce n’est donc pas une hausse d’impôts qui sera imposée aux plus riches. C’est bel et bien une baisse d’impôts qui sera accordée aux mieux nantis», a fait valoir le chef néo-démocrate.

Il demande ainsi au gouvernement de réduire le taux d’imposition sur la première tranche de revenus imposables de 15 à 14 %.

«Plutôt que d’appliquer la réduction d’impôt au deuxième palier d’imposition, nous proposons de l’appliquer dès le premier palier, tout en bonifiant la Prestation fiscale pour le revenu de travail. En faisant ce changement, un travailleur qui gagne le revenu médian recevra 200 $ en réduction d’impôt», a indiqué M. Mulcair.

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