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Accueil des réfugiés syriens

Ces Montréalais qui offrent le gîte et le couvert

Camille Gaïor | Agence QMI

Capture d'écran www.singa.quebec

Alors que des dizaines de Montréalais ont manifesté leur intérêt pour offrir le gîte et le couvert aux réfugiés syriens, les autorités préviennent que leurs services seraient peu utiles.

Les sites WeHostRefugees.org et www.singa.quebec via son programme «Comme À La Maison» lancés au cours du dernier mois ne manquent pas d’intéressés. En quelques semaines, 175 Montréalais se sont inscrits sur l’une des deux plateformes et ont été sélectionnés via une entrevue individuelle.

Leur principe ? Un genre de Airbnb, qui offre d’héberger gratuitement et pour une durée allant jusqu'à six mois des réfugiés syriens.

«On veut juste proposer aux réfugiés une option pour rentrer au cœur d’une famille, avec des gens d’ici, qui parlent la langue et dans un milieu urbain au lieu d’être isolé dans une base militaire», a expliqué Geneviève Azzolin de WeHostRefugees, qui affirme déjà avoir été contacté pour des parrainages.

«On veut vraiment créer un environnement propice à leur bonne installation, promouvoir les échanges entre la société d’accueil et les réfugiés», a ajouté Jasmine Van Deventer, la codirectrice de Singa Québec.

Peu utile

Si les autorités saluent ces initiatives, on ne voit pas vraiment comment elles pourraient s’appliquer.

Au ministère de l'Immigration de la Diversité et de l'Inclusion, on dit déjà posséder «des services d’accueil et d’intégration adaptés à l'installation des réfugiés pris en charge par l’État». Alors que Citoyenneté et Immigration Canada rappelle que «les répondants des réfugiés parrainés fournissent tout le support, dont le logement».

Antécédents

De son côté, la Table de concertation des organismes au service des personnes réfugiées et immigrantes (TCRI) met en garde concernant l’importance de la vérification des antécédents des hôtes «pour éviter des dérapages».

«Parfois, d'une bonne intention, nous pouvons maladroitement replonger les réfugiés dans leurs histoires d'horreur en les questionnant sur leur passé pour une question de logement gratuit», a expliqué Sylvain Thibault de la TCRI.

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