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SAQ

Le sapin de la controverse n’était qu’une blague

 Yves Poirier | TVA Nouvelles

Rebondissement à la suite de notre reportage de la semaine dernière sur le «sapin de l'accommodement» dans une succursale de la SAQ, avenue du Parc, à Montréal. Un arbre non décoré afin de ne pas déplaire à la communauté juive hassidique.

Or, ces propos qu'une employée aurait tenus à l'égard de clients sont faux. Il s'agirait d'une blague qui a eu pour effet de décevoir des membres de la communauté juive hassidique. 

L'une des clientes qui a été témoin de la conversation est retournée hier à la SAQ de l'avenue du Parc afin de discuter du malentendu. La cliente qui préfère garder l'anonymat nous a fait parvenir une réaction écrite.

«Je suis non seulement résidente du quartier Mile-End, mais je suis "cette" cliente de la SAQ succursale de l'avenue du parc. Celle de l'arbre de Noël que je croyais convenu d'appeler "l'arbre de l'accommodement". En plus d'être "une bonne cliente", le genre de cliente qui amasse des points sur sa carte Inspire plus rapidement que toute autre carte de points, j'en étais venue à ce que je croyais être une relation employés/cliente privilégiée. Sourires, conseils, délicates attentions à mon égard, j'adore les employés de cette succursale. Mercredi dernier, je note un tout petit sapin disposé dans un pot de grès sur une tablette de ladite succursale. Alors que je suis à la caisse, je demande à l'employé "pourquoi ils ne décorent pas le sapin". On me répond: (et je rapporte ici au meilleur de ma mémoire) que dans le quartier, des décos de Noël dans l'arbre "pourraient indisposer la communauté juive hassidique". Étonnée, moi et les quelques clients derrière, nous avons la même réaction.  Celle d'incrédulité.  Ça sentait l'accommodement. Pas le genre demande expressément faite par la communauté, mais fait avant qu'il ne soit demandé. 

Cinq jours plus tard, étant témoin du développement de cette histoire, je retourne voir l'employé. L'employé affirme qu'il s'agissait d'une blague, que l'employé m'a lancé cette affirmation sous le couvert d'une "joke" en ajoutant que la grosseur (ou la petitesse de l'arbre) n'aurait pas permis de décorations. 

En conclusion, je dis à l'employé:" à Pointe-aux-Trembles, dans Mercier Hochelaga, clairement cette blague n'aurait pas exister.

Conclusion: les blagues ne sont pas saisies de la même façon par tous et je suis triste d'avoir mis un employé dans cet état. Nous faisons tous des erreurs et je demeure convaincue que d'aucune façon, l'employé voulait choquer et déplaire à qui que ce soit. Ni à la communauté pas plus qu'à personne d'autre et je souhaite qu'aucune sanction ne soit prise/demandée envers l'employé.»

Un membre de la communauté juive hassidique qui souhaitait ne pas être cité estime que sa communauté en a assez de la mauvaise presse et qu'elle est tolérante aux autres traditions.

En réaction, la SAQ a fait parvenir à TVA Nouvelles ce courriel: «La SAQ est désolée face à la tournure des événements tant pour la communauté juive, que pour sa clientèle et ses employés. Il est malheureux qu’une situation anecdotique entre deux personnes qui se sont mal comprises ait pris autant d’ampleur.»

 

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