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Certification du CS100

La confiance est de retour chez Bombardier

TVA Nouvelles

Bombardier a obtenu vendredi la certification de son appareil CS100 du programme CSeries.

«Aujourd’hui est une journée historique pour Bombardier», a souligné le ministre fédéral des Transports, Marc Garneau, qui a annoncé lui-même l’approbation de Transports Canada devant les employés de l’usine de Bombardier à Mirabel.

Avec cette approbation du Canada, ce ne sera plus qu'une formalité avant que les autorités américaines et européennes ne l’approuvent à leur tour. L’appareil pourra par la suite être livré à ses clients partout dans le monde.

L’homologation est l’aboutissement d’un programme d’essais de plus de 3000 heures de vol, a indiqué Bombardier.

«Mettre en marché la seule nouvelle gamme d'avions développée pour le segment de marché des appareils de 100 à 150 places en près de 30 ans est exceptionnel - la gamme d'avions C Series est maintenant en bonne voie d'ouvrir de nouvelles occasions pour les exploitants, tout en procurant des avantages économiques, des performances et une empreinte environnementale inégalés,  a indiqué Fred Cromer, président de Bombardier Avions commerciaux.

Présent à l’annonce,  le ministre québécois de l'Économie, de l'Innovation et des Exportations, Jacques Daoust, a affirmé que « grâce à cette étape cruciale franchie (...), Bombardier pourra consolider de nombreuses ententes partout dans le monde (...). L'avenir sera gage de réussite, j'en suis convaincu !», a déclaré M. Daoust.

Cette homologation représente effectivement un jalon important dans le programme, qui accuse deux ans de retard et dont les coûts de développement s’élèvent à 5,4 milliards $.

Ces derniers mois, Bombardier a obtenu des milliards en investissements publics pour permettre à l’avionneur québécois de mener à terme son programme de la CSeries, dont les coûts de développement dépassent les 5 milliards $.

En octobre, Investissement Québec a pris une participation de 49,5% dans le programme en y investissant 1,3 milliard $.

La Caisse de dépôt et placement du Québec a aussi investi 2 milliards $ dans la division transport de Bombardier.

Le gouvernement Trudeau a également été sollicité par Bombardier pour obtenir une aide financière. Cette demande est toujours à l’étude.

Une cadence de production accélérée

Le président et chef de la direction de Bombardier, Alain Bellemare, a affirmé que la cadence de production de l'appareil s'accélérait, tout comme la campagne de vente auprès de clients potentiels.

L’Association internationale des Machinistes et des Travailleurs de l’Aérospatiale (AIMTA), qui représente 4700 travailleurs chez Bombardier,  a souligné que la CSeries peut garantir des milliers d’emplois de qualité pendant plusieurs années.

« La C-Séries a été développée ici et elle sera assemblée ici. (...) Cet avion fait la démonstration du potentiel de toute la grappe aérospatiale du Québec. Elle confirme aussi qu’il faut veiller collectivement au développement de cette industrie pour en faire bénéficier toute la société québécoise », a fait valoir  David Chartrand, coordonnateur québécois de l’AIMTA.

Jusqu’à ce jour, Bombardier a obtenu 243 commandes fermes pour l’appareil et 405 sont en option. Le premier exploitant est le transporteur SWISS.

Le modèle de plus grande taille de la CSeries, le CS300, devrait obtenir sa certification d'ici six mois, comme prévu. 

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