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Achat d'avions CSeries par Porter Airlines

Québec souhaite voir des appareils à l’aéroport Billy-Bishop de à Toronto

Denise Proulx | Argent

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Le ministre fédéral des Transports, Marc Garneau

Agence QMI

Le ministre fédéral des Transports, Marc Garneau

Ottawa n’a pas l’intention de revoir sa décision concernant le prolongement de pistes d’atterrissage à l’aéroport Billy-Bishop au centre-ville de Toronto pour accommoder Porter Airlines, qui a le projet d’y faire atterrir des avions CSeries. La décision, réaffirmée vendredi par le ministre fédéral des Transports Marc Garneau, ne satisfait pas Québec.

« C’est un engagement que nous avons pris, nous ne rouvrirons pas l’accord tripartite pris avec la Ville de Toronto et Ports Toronto et le gouvernement fédéral. On croit que c’est un juste équilibre entre le développement commercial et résidentiel. C’est pas juste une question de bruit, c’est aussi une affaire de qualité de vie, de développement des berges », a déclaré le ministre Garneau en point de presse à la suite de l’annonce l’homologation du plus petite appareil de la CSeries, le CS100, vendredi matin.

Vendredi, le ministre de l’Économie du Québec, Jacques Daoust, a clairement indiqué qu’il entend faire pression sur son collègue fédéral pour le faire changer d’idée.

« On va faire des représentations. C’est la position actuelle, on aura l’occasion d’en rediscuter », a mentionné le ministre québécois.

Jacques Daoust estime que l’aéroport Billy Bishop est très commode et qu’il serait logique qu’il soit utilisé à sa pleine capacité, y compris pour des vols vers les États-Unis.

« En même temps, c’est délicat, on entre dans une juridiction de l’Ontario et de la Ville de Toronto. On n’aimerait pas qu’elle vienne nous dire comment nous comporter dans notre propre ville. On doit se garder une certaine réserve », a-t-il précisé.

Le refus du fédéral de permettre l’allonger les pistes de l’aéroport Billy-Bishop pourrait menacer la commande de 12 appareils réservés par Porter Airlines en 2013, incluant une option d’en acheter 18 autres. Cette transaction pourrait assurer des ventes 2,15 milliards $ US.

Discret quant aux conséquences de la décision du fédéral, Bombardier soutient qu’il existe toujours un contrat avec Porter.

« Porter est un important client et on continue à travailler avec eux, pour savoir ce qu’eux veulent faire », a indiqué le président et chef de la direction de Bombardier, Alain Bellemare.

Toujours pas d’aide fédérale

Questionnés sur l’avancement du dossier de l’aide fédérale à Bombardier, les ministres et dirigeants de Bombardier sont demeurés peu loquaces.

« Aujourd’hui, on n’a pas parlé avec M. Garneau pour l’aide fédérale, mais on a parlé au ministre de l’Industrie et on fait du bon progrès. Nous en sommes à la période de vérification diligente », a commenté Alain Bellemare.

« Mon collègue [Navdeep Singh Bains, ministre de l’Innovation, des Sciences et du Développement économique] est en train d’examiner si le plan d’affaires est un bon plan d’affaires. On se penche sur la question », s’est contenté de répéter le ministre Garneau.

 

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