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Secteur public

Le Front commun présente avec satisfaction l’entente de principe

Agence QMI

Les porte-parole du Front commun syndical ont présenté avec satisfaction, dimanche, l’entente de principe intervenue avec Québec, qui permettra aux travailleurs, disent-ils, de faire des gains significatifs.

«On est fiers, on a atteint notre objectif», ont dit les porte-parole en conférence de presse.

Cette entente sera recommandée aux différentes instances des organisations syndicales membres du Front commun lors d’assemblées générales qui se tiendront au cours des prochaines semaines. Les travailleurs devront voter sur le contrat qui leur est proposé.

«Tout au long de cette négociation, le Front commun a fait valoir deux priorités: stopper l'appauvrissement des salariés du secteur public et mettre fin au retard salarial avec les autres travailleurs québécois», a dit le président de la CSN, Jacques Létourneau.

Il se réjouit des progrès réalisés au cours des négociations avec le président du Conseil du trésor, Martin Coiteux, puisqu’au départ, le gouvernement proposait une augmentation salariale de 3 % sur cinq ans, les travailleurs obtiennent en moyenne 9,1 % d’augmentation sur cinq ans.

«On peut donc dire qu’on a traversé le cadre financier qui était proposé par M. Coiteux», a indiqué M. Létourneau, en conférence de presse.

L’âge de la retraite

Selon l’entente de principe présentée dimanche, l'âge de la retraite sans pénalité actuarielle passera à 61 ans en 2019 seulement, mais ceux et celles ayant 30 années de service pourront quitter leur emploi dès 60 ans sans pénalité.

L’âge de la retraite était aussi au cœur du conflit qui opposait le gouvernement et ses employés syndiqués.

«Au cours des dernières semaines, le gouvernement nous a clairement fait comprendre qu'aucune entente ne serait possible sans un mouvement de notre part quant à l'âge de la retraite, a expliqué Lucie Martineau, porte-parole du Secrétariat intersyndical des services publics (SISP). Nous avons donc minimisé les impacts par la voie de la négociation.»

La force de la mobilisation

Selon les représentants syndicaux, la mobilisation des syndiqués de l’État au cours des derniers mois a grandement contribué à faire plier le gouvernement.

«Nous étions inquiets, le gouvernement avait placé les pions pour récupérer tellement de choses», a dit le président de la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ), Daniel Boyer, faisant état de la volonté du gouvernement d’effectuer d’importantes compressions, d’abolir le temps supplémentaire dans une journée de travail, de multiplier les horaires atypiques, d’augmenter le recours à la sous-traitance, notamment.

«On a réussi à faire tomber les demandes patronales. On pense que la mobilisation y est pour beaucoup», a affirmé M. Boyer.

Dans la même foulée, Jacques Létourneau a dit que l’opinion du public, qui selon lui était favorable aux syndiqués, a contribué à faire débloquer les négociations.

«Le gouvernement était obligé de se rendre à l’évidence», a-t-il dit.

Selon M. Létourneau, il était apparent que le gouvernement voulait s’entendre avec ses employés syndiqués et obtenir en fin de compte un règlement négocié.

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