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Saguenay

Un programme efficace pour enrayer la violence au hockey mineur

Jean-François Tremblay

 - Agence QMI

Une idée porte ses fruits à Saguenay pour enrayer la violence au hockey mineur, il s’agit du programme Respaix, qui favorise la discussion et la sensibilisation pour éviter les débordements.

Pendant que les parents encouragent leurs enfants, des intervenants parlent aussi aux spectateurs. «On s'assure que tout le monde, ça va bien et qu'on ait des beaux encouragements», a adressé comme message à des grands-parents, l’intervenant Patrick Vachon.

Plus de 200 fois par saison, trois intervenants accompagnent toutes les équipes de calibre Atome de Saguenay en parlant aux joueurs, aux parents et aux entraîneurs.

«On est des chiens de garde pour dire: attention. L'esprit d'équipe devrait toujours être là», a expliqué le superviseur du programme, Tony Tapin.

«Des fois, juste le fait d'être là, des fois, sans parler, les gens sont conscientisés et font plus attention, a observé un intervenant, Marc-André Maltais. C'est peut-être juste de rappeler que l'important, c'est d'encourager les jeunes et de faire attention pour la critique envers les arbitres.»

C’est que des gestes regrettables sont encore signalés. «Ça peut être des coups de poing. Ça peut être des coups de bâtons de hockey. Ça peut être des gros mots», a témoigné un autre intervenant, Olivier Béland.

«Si on voit des choses qui commencent, un peu de frustration, c'est là qu'on va davantage aller rencontrer les gens. Les aider à mieux gérer cette frustration pour qu'il n'y ait pas de débordements», a assuré Patrick Vachon.

Chez le National Atome A de La Baie, aucun problème de comportement n’est à signaler, cette saison. Les adultes ont apprécié la douzaine de visites de l’intervenant affecté à leur équipe.

L’entraîneur-chef, Sébastien Gagné, est d’accord. «Il vient parler aux jeunes. Il parle aux parents. Ça aide beaucoup. Ça fait du bien», a dit M. Gagné.

Le programme Respaix existe depuis six ans. Il reçoit une aide financière annuelle de 10 000 $ de la Ville de Saguenay.

Et les enfants aussi retiennent le message.

«Il y en a qui crient après les arbitres, a raconté Christopher Bouchard, du National Atome A. Souvent. M. Respaix vient les calmer. Ça les aide beaucoup.»

Les petits hockeyeurs, comme le capitaine du National, Manuel Barrionuevo, est content de compter un partisan additionnel. «M. Respaix, je l'apprécie beaucoup parce qu'il nous encourage beaucoup et il ne lâche pas», a dit le jeune capitaine.

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