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Compétition Robotique FIRST

Des jeunes à l'oeuvre

François C. Guevremont | Agence QMI

FRANCOIS C.GUEVREMONT/AGENCE QMI

Conception par ordinateur, programmation, fabrication: au cours des 45 prochains jours, plus de 800 jeunes du secondaire mettront d’innombrables heures à assembler des robots qui s’affronteront dans le cadre de la compétition Robotique FIRST.

Le coup d’envoi a été donné samedi matin à l’École de technologie supérieure, à Montréal. Les jeunes y ont appris leur défi: ils devront imaginer et fabriquer des robots qui pourront attaquer une forteresse adverse et réagir aux divers obstacles qui se dressent devant eux.

Des jeunes de partout dans le monde s’affrontent dans la compétition Robotique FIRST. La finale provinciale a lieu à la fin mars et les meilleures équipes se rencontreront à St. Louis, au Missouri, à la fin du mois d’avril.

«J’ai déjà plein d’idées qui grouillent dans ma tête, et on va essayer de les conceptualiser», affirme Mamadou Nimaga, un élève de l’école secondaire montréalaise Saint-Laurent, après avoir appris le défi.

À son école, ils seront plusieurs à s’impliquer dans l’équipe de robotique Express-O. Chacun aura une tâche particulière, que ce soit de concevoir les plans, de fabriquer les pièces ou de trouver des commanditaires pour les robots.

Zacharia Hammami travaillera à la programmation. Il en est à sa troisième participation au concours.

«Je pense que ça va être beaucoup plus difficile que les années précédentes, surtout avec les obstacles qu’on peut changer, estime-t-il. Il va falloir être assez créatif.»

Des mentors inspirants

Pour mener à bien ce défi plutôt complexe, les élèves ne sont pas laissés à eux-mêmes. En plus d’être accompagnés par des enseignants de leur école, ils sont guidés par des mentors. Ces derniers travaillent dans le milieu de l’ingénierie et partagent leurs connaissances avec les élèves.

L’équipe de l’école Saint-Laurent est appuyée entre autres par Daniel Delisle, concepteur d’outillage chez Bombardier.

«On crée un genre de cercle où tout le monde s’entraide et où tout le monde a un but commun, souligne Bruno Bastos, l’enseignant qui accompagnait l’équipe Express-O samedi. On fait comprendre aux élèves que c’est par l’entraide, par l’effort qu’on va réussir.»

M. Bastos estime qu’en plus de leur apport technique, les mentors permettent aux jeunes de découvrir une panoplie d’emplois et qu’ils peuvent devenir une source d’inspiration.

«Un village pour construire un robot»

Pour qu’une équipe de jeunes du secondaire se présente à la compétition avec un robot fonctionnel en 45 jours, il faut une équipe d’encadrement dévouée.

En plus des enseignants, des directions d’école, les équipes comptent sur des mentors qui proviennent de l’industrie.

«Quand on parle du fait que ça prend un village pour élever un enfant, bien ça prend un village pour construire un robot, estime le cofondateur de la branche québécoise de Robotique FIRST, Gabriel Bran Lopez. Dans ce village, le jeune est vraiment au centre du projet.»

La compétition permet aux jeunes de démythifier le milieu de l’ingénierie pour les jeunes, de les mettre en contact avec des professionnels du milieu et d’outiller ceux qui voudraient continuer dans ce milieu.

«Quand on parle de l’éducation du futur, de l’éducation du 21e siècle, ça c’est un exemple de ce qui peut être fait pour apprendre les maths, les sciences, la technologie, même la langue», croit M. Bran Lopez.

Robotique FIRST est présent au Québec depuis 2010 et offre trois programmes de robotique pour les jeunes de 6 à 18 ans.

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