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Analphabétisme au Québec

Réapprendre à lire et à écrire

TVA Nouvelles

Des jeunes qui sortent de l'école sans savoir lire ni écrire... voilà une réalité peu reluisante à laquelle est confronté le Québec. Fort heureusement, en dépit des importantes coupures budgétaires enregistrées dans le domaine de l’éducation, nombreux sont les intervenants qui se dévouent auprès de cette clientèle vulnérable afin de renverser la vapeur.

C’est notamment le cas de Marie-Ève Boucher, animatrice à La Boîte à lettres, à Longueuil. La mission de l’organisme consiste à «aider les jeunes de milieux défavorisés âgés de 16 à 25 ans, analphabètes ou sous-scolarisés, à développer leur potentiel et à reprendre le pouvoir sur leur vie en encourageant la lecture, l'écriture et la prise de parole, tout en favorisant une approche participative.»

«Ce n'est pas le jeune qui décroche, c'est vraiment l'école qui décroche par rapport à ces jeunes-là», dénonce-t-elle. «On ne sait comme pas trop quoi faire avec eux, on les envoie dans des classes spéciales et le résultat est que ces jeunes-là sortent sans qualifications.»

David Fontaine en sait quelque chose. «Quant à moi, (les classe spéciales sont) complètement inutiles parce que ce sont tous des programmes qui vont t'envoyer vers le marché du travail sans éducation», laisse tomber ce participant dont le déficit d’attention et les nombreux déménagements l’ont mené à emprunter ce chemin.

Mais aujourd’hui, il est confiant. Son ultime but est de réapprendre à lire et à écrire, car il caresse un rêve très cher, soit de devenir travailleur social ou psychologue.

«Tout ce bagage d'expériences-là, je vais pouvoir le répandre et le donner à quelqu'un pour que lui aussi fasse de quoi de sa vie», partage le jeune homme, humblement.

Des statistiques alarmantes

 

Au Québec, 49% des 16-24 ans sont analphabètes fonctionnels. Ces statistiques sont plus élevées que la tranche des 25-44 ans. Dans l'ensembe, 53,4% des adultes québécois se retrouvent dans cette situation.

Le Québec se classe à l'avant-dernier rang des provinces canadiennes en littératie. La pauvreté constitue d’ailleurs un facteur déterminant.

Ainsi,  face aux coupures budgétaires qui ont ébranlé le système d’éducation, les groupes en alphabétisation craignent pour l’avenir de leurs participants. Le ministre de l'Éducation, François Blais, a toutefois voulu se faire rassurant. Il a récemment indiqué qu'il voulait revoir les mesures en place et le financement des organismes.

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