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Dominique Anglade fait l’unanimité

Remaniement ministériel à Québec: le monde économique applaudit

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Yves-Thomas Dorval, PDG du Conseil du patronat du Québec

Le Journal de Québec

Yves-Thomas Dorval, PDG du Conseil du patronat du Québec

Les réactions officielles ne se sont pas fait attendre jeudi midi, à la suite du remaniement ministériel au gouvernement du Québec. La nomination de Dominique Anglade au ministère de l’Économie, des Sciences et de l’Innovation, est particulièrement bien reçue.

Pour Yves-Thomas Dorval, président-directeur général du Conseil du patronat du Québec (CPQ), «Mme Anglade saura piloter le portefeuille économique du Québec avec le même dynamisme qu’elle a su démontrer à la tête de Montréal International. Nous tenons à lui manifester notre entière collaboration».

Le CPQ a tenu à souligner le travail du prédécesseur de Dominique Anglade, Jacques Daoust, désormais ministre des Transports, de la Mobilité durable et de l’Électrification des transports. Le patronat s’attend à un rôle-clef de la part du nouveau ministre, «notamment pour les projets majeurs d’infrastructures qui seront débattus au cours des prochains mois, dans un contexte de réinvestissement fédéral.»

L'organisme Manufacturiers et Exportateurs du Québec se dit heureux de la nomination de Dominique Anglade à la tête de l'Économie et «salue l'initiative du gouvernement de regrouper les dossiers relatifs à la science, l'innovation et les technologies numériques avec les grands dossiers de nature économique.» Même réaction chez l'Association pour le développement de la recherche et de l'innovation du Québec (ADRIQ) et l'Association francophone pour le savoir (Acfas).

La Fédération canadienne de l’entreprise indépendante (FCEI) salue également la nomination de Dominique Anglade. «Mme Anglade a une belle feuille de route en matière économique. Elle a notamment occupé des fonctions stratégiques au sein d’entreprises du secteur privé, en plus d’avoir été PDG de Montréal international. Nous anticipons avec enthousiasme de travailler avec elle au développement de l’économie du Québec», déclare Martine Hébert, vice-présidente principale et porte-parole nationale de la FCEI.

La FCEI se réjouit aussi de voir Lise Thériault au poste de ministre responsable des Petites et Moyennes Entreprises, à l’Allègement réglementaire et au Développement économique régional.

«Bonne nouvelle également pour Sam Hamad qui cumulera la présidence du Conseil du trésor et la responsabilité de la Capitale-Nationale, lui qui connaît très bien les préoccupations de la communauté d’affaires», a signalé le président et chef de la direction de la Chambre de commerce et d’industrie de Québec, Alain Aubut.

Du côté syndical, la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ) souhaite que le remaniement soit l'occasion pour le gouvernement de «sortir de l’ère de l’austérité», de favoriser le développement économique, la création d’emploi, le réinvestissement dans les services publics et dans les énergies vertes.

«Le nouveau ministre de l'Emploi, François Blais, a une trajectoire reconnue de scientifique qui s'est intéressé aux politiques de l'emploi, ce qui ne pourra pas nuire dans un contexte où le gouvernement du Québec doit se doter d'une politique claire en matière de création d'emploi, notamment par le biais d'une politique industrielle», souligne la FTQ.

Le Réseau des carrefours jeunesse-emploi du Québec, pour sa part, se contente de «prendre acte» de la nomination de François Blais.

Dans le secteur municipal

De président du Conseil du trésor, Martin Coiteux est devenu jeudi le nouveau ministre des Affaires municipales et de l'Occupation du territoire. L’Union des municipalités du Québec (UMQ) et la Fédération québécoise des municipalités s’en réjouissent.

La FTQ, au contraire, ne voit pas d’un bon œil cette nomination. L’ex-président du Conseil du trésor a imposé des négociations ardues aux syndicats du secteur public, ces derniers mois, et les relations de travail sont de plus en plus tendues dans le secteur municipal depuis le dernier pacte fiscal. L’UMQ ne cache pas sa volonté de revoir tout le cadre des relations de travail.

La Confédération des syndicats nationaux (CSN) abonde, invitant le nouveau ministre des Affaires municipales «à ne pas revoir les règles qui permettent actuellement le libre exercice de la négociation dans ce secteur, comme le prévoit le Pacte fiscal intervenu l'année dernière.»

L'Éducation

Enfin, la nomination de Pierre Moreau comme nouveau ministre de l'Éducation et de l'Enseignement supérieur est bien accueillie dans le milieu.

Des institutions d'enseignement, commissions scolaires, syndicats d’enseignants, associations étudiantes, etc., espèrent que le nouveau ministre injectera de l'argent neuf et des ressources dans l’enseignement primaire, secondaire et supérieur — tant pour le bénéfice des élèves, étudiants et enseignants que pour la prospérité future du Québec.

 

 

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