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Pertes de 2400 emplois au Québec

Bombardier: «Une nouvelle phase de croissance», dit Couillard

Charles Lecavalier | Agence QMI

Les pertes d’emplois massives annoncées par Bombardier sont le signe d’une nouvelle phase de croissance de l’entreprise québécoise, estime Philippe Couillard, qui y voit une «bonne nouvelle».

«Les commandes de Série-C sont de plusieurs milliards. Il faut se réjouir de ça. C’est une bonne nouvelle pour le secteur aéronautique», a affirmé le premier ministre mercredi à l’entrée du caucus de son parti.

Bombardier a lâché deux bombes en matinée: la signature d’une lettre d’entente avec Air Canada qui prévoit l’achat de 45 appareils CS300 assorti d’une option pour 30 avions supplémentaires et l’annonce de 7000 mises à pied à travers le monde, dont 2400 au Québec.

Le premier ministre préfère plutôt se concentrer la «bonne nouvelle», soit le développement de la Série C, où Québec compte investir 1,3 milliard $. Dans le communiqué de presse du gouvernement du Québec, on ne fait d’ailleurs aucune mention pour les milliers de Québécois qui vont perdre leur emploi.

Pour Philippe Couillard, il s’agit de coupes dans des secteurs en perte de vitesse. «Le Québec subira des impacts dans le cadre de ce changement d’orientation, de cette nouvelle phase de croissance de Bombardier», a-t-il toutefois reconnu.

Le premier ministre a même affirmé que les mises à pied de Bombardier «sont surtout dans les avions commerciaux» puisque les millionnaires en mal de jets privés se font plutôt rares par les temps qui courent. Dans les faits, plus de 3200 travailleurs de Bombardier Transport sont touchés, contre 500 dans le secteur des avions d’affaires. Près de 2500 employés du secteur d’aérostructures et des services d’ingénierie seront aussi mis à pied.

L’opposition tire à boulets rouges

Les partis d’opposition n’ont pas tardé à tirer à boulets rouges sur Philippe Couillard et le ministre responsable de l’entente avec Bombardier, Jacques Daoust.

«Ce qui est très grave, c'est que cette piètre entente ne comprend aucune garantie sur le maintien des emplois ici, au Québec. C'est invraisemblable. L'État met 1,3 milliard $ dans une entreprise qui va réduire ses emplois ici», a dénoncé Pierre-Karl Péladeau en chambre.

Le chef caquiste, François Legault, a fait la même analyse. «Je pense que c'est la démonstration que l'entente, le projet d'entente qui a été signé par le premier ministre avec Bombardier est une mauvaise entente, ça a été mal négocié», a-t-il déploré.

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