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Bonis liés aux constats d'infraction

110 000 $ en contraventions à un seul itinérant

TVA Nouvelles

Au tour de la Clinique Droits Devant, organisme communautaire venant en aide aux itinérants, de dénoncer les bonis offerts aux cadres du SPVM : des bonis liés notamment aux contraventions émises par les policiers.

La controverse entourant ces bonis survient au moment même où l'organisme défend des sans-abris cumulant des dizaines voir des centaines de contraventions à la cour municipale de Montréal.

La Clinique Droits Devant tente de convaincre le tribunal d’annuler ces contraventions puisque les itinérants n'ont pas les moyens de les payer.

Rencontrée par TVA Nouvelles jeudi, Isabelle Raffestin, coordonnatrice de la Clinique, a dévoilé qu'un itinérant a reçu l'équivalent de 110 000$ en contraventions au fil des ans.

«La cour a développé en 2009 un programme de déjudiciarisation dans le but de retirer les contraventions aux personnes qui ont connu ou connaissent des situations d'itinérance, mais qui sont en processus de réinsertion sociale», explique Isabelle Raffestin.

Selon elle, les contraventions données aux itinérants et ensuite annulées par la cour constituent du gaspillage d'argent public.

«En plus, on a appris cette semaine que des cadres du SPVM reçoivent des bonis liés notamment aux contraventions, ça fait juste selon nous précariser les plus pauvres. Je crois qu'on devrait vraiment se questionner par rapport à ça», conclut-elle.

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