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Centre d’entretien de la CSeries de Bombardier

Aveos: Couillard n’a aucune garantie d’Air Canada

Marc-André Gagnon | Le Journal de Québec

Le gouvernement Couillard n’a obtenu aucune garantie que 1 000 emplois seront bel et bien créés si Air Canada va de l’avant avec la mise sur pied d’un centre d’entretien de la CSeries pour compenser la fermeture d’Aveos.

Tant qu’Air Canada n’aura pas confirmé la commande de 45 appareils de la CSeries à Bombardier, Québec maintiendra ses procédures contre le transporteur dans le dossier d’Aveos, a signalé mardi le ministre responsable des Relations canadiennes, Jean-Marc Fournier.

«Les assurances, elles sont à venir et tant que nous ne les aurons pas, formellement et par écrit, il n’y aura pas de retrait [de la poursuite contre Air Canada dans le dossier d’Aveos]», a déclaré M. Fournier.

En revanche, si Air Canada réalise sa promesse de mettre sur pied un centre d’excellence et d’entretien des appareils de la CSeries, la cause devant les tribunaux risque fort de tomber, croit le leader parlementaire libéral.

Québec poursuit Air Canada depuis la fermeture, par le transporteur, de son centre d’entretien Aveos, un geste qui va à l’encontre de la loi de 1988 sur sa privatisation et qui avait entraîné la perte de 1 800 emplois.

«Semble-t-il qu’ils [Air Canada] ont l’intention de respecter la loi [avec la mise sur pied d’un centre d’excellence]. Alors, à partir de ce moment-là, si c’est vrai, si les documents sont remplis à cet effet, les engagements sont là, bien il n’y a plus de cause comme telle», a analysé M. Fournier.

Pas de plancher d’emplois

Philippe Couillard, qui se réjouissait encore la fin de semaine dernière des 1 000 emplois que la mise sur pied du centre d’excellence pourrait entraîner, n’ose plus s’avancer sur le chiffre.

«Quand on est un gouvernement et une entreprise privée, c’est excessivement rare d’avoir une entente qui comporte des planchers d’emplois en nombre, a nuancé le premier ministre. On parle de qualité d’activités, d’activités stratégiques.»

«Ce n’est pas à un État de dicter à une entreprise quelles sont ses politiques en terme de maintien d’emploi, a-t-il continué. Cependant, on va insister et ça fait partie des conditions qui doivent être remplies pour qu’éventuellement le recours judiciaire soit levé, ce qui n’est pas le cas aujourd’hui, on va insister que ce centre d’entretien de la Série C soit confirmé.»

On ignore aussi si le centre d'excellence aboutira bel et bien à Montréal, mais le premier ministre plaide, à l'instar du maire Denis Coderre, que Montréal serait «toute désignée» pour l'accueillir.

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