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Citoyens insatisfaits

Des contestation et des réclamations à Lac-Mégantic

Jean-François Desbiens

 - Agence QMI

Le dossier d'indemnisation des victimes du déraillement de train à Lac-Mégantic rebondit une fois de plus. Des citoyens insatisfaits des montants alloués ou ceux qui ont essuyé un refus de réclamation pour dommages moraux contestent la décision du syndic.

Plusieurs ont l'intention de s'adresser au juge nommé pour entendre les cas litigieux. Ces procédures pourraient toutefois retarder le versement du montant final auquel plus de 4000 citoyens ont droit.

Sur les 4200 personnes qui réclament une partie des 50 millions $ offerts pour les dommages moraux, environ 400 contestent la somme à laquelle elles ont droit.

Ces derniers mois, une cinquantaine de réclamations ont été produites, une année et demie après la date butoir.

Plusieurs prétendent avoir subi un choc post-traumatique pour lequel l'indemnisation est d'environ 32 000 $.

«Des gens découvrent presque trois ans après la tragédie, vivre un choc post-traumatique. Ils réclament des montants sans documents médicaux le prouvant. On analyse leur demande, mais normalement, elles devraient être rejetées», a indiqué Gilles Robillard du contrôleur financier Richter.

Selon l’entente d’indemnisation pour chaque journée d'évacuation, une personne a droit à environ 630 $. Certains contestent le nombre de jours qu’ils ont dû passer à l'extérieur de leur résidence. Ce problème sera toutefois facile à régler après consultation des rapports de la sécurité civile.

Là où les avocats des réclamants et le syndic ne s'entendent pas, c'est sur l'indemnisation de 30 000 $, approximativement, versée aux résidents de la zone rouge.

Certaines personnes, absentes lors des événements, seront dédommagées, tandis que d’autres, qui étaient dans le secteur au moment du déraillement, mais qui ne résidaient pas à Lac-Mégantic, n'ont pas droit à une compensation.

«C'est illogique. Il y en a qui étaient en voyage et n'ont pas souffert psychologiquement, d'autres se trouvaient dans le centre-ville au moment des explosions, ont tenté de sauver des gens au péril de leur vie. Mais parce qu'ils n'ont pas d'adresse civique dans la zone rouge, ils ne recevront rien!», a dénoncé Me Hans Mercier.

Ceux qui s'estiment lésés pourront toujours soumettre leur cas au juge nommé pour trancher les cas litigieux.

Comme les gens ont déjà reçu la moitié de leur argent, ces procédures d'appel feront en sorte de retarder le versement final des indemnisations pour les dommages moraux.

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