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Selon une étude montréalaise

Le tabagisme est un véritable problème chez les schizophrènes

Agence QMI

JOEL LEMAY/24 HEURES/AGENCE QMI

Les personnes atteintes de schizophrénie sont prédisposées au tabagisme en raison de l’activation neurale plus grande d’une certaine partie du cerveau, comparativement aux personnes ne souffrant pas de maladie mentale, indique une nouvelle étude montréalaise.

Selon les chercheurs de l’Institut universitaire en santé mentale de Montréal et de l’Université de Montréal, la prévalence du tabagisme chez les personnes atteintes de schizophrénie est élevée et le taux d’abandon du tabagisme est faible. Cette dépendance particulièrement tenace chez les schizophrènes pourrait être causée par une augmentation significative de l’activation de la partie ventrale du cortex préfrontal.

«Le tabagisme est un véritable problème chez les personnes atteintes de schizophrénie, a expliqué le premier auteur de l’étude Stéphane Potvin. Leur santé et leur espérance de vie sont souvent hypothéquées par cette dépendance dont les mécanismes cérébraux étaient jusqu’à présent encore méconnus.»

Les auteurs ne savent pas encore si cette activation de la partie ventrale du cortex préfrontale est causée par la maladie ou par les effets des antipsychotiques, mais veulent poursuivre leurs recherches pour le découvrir.

De plus, les fumeurs schizophrènes qui ont participé à l’étude présentaient plus de symptômes dépressifs que les participants ne souffrant pas de maladie mentale.

Les fumeurs souffrant de schizophrénie ont 12 fois plus de chance de mourir d’une maladie cardiaque liée au tabagisme que ceux qui ne fument pas, selon les chercheurs. Il est impératif d’explorer les avenues qui permettront de soutenir ces personnes dans leurs efforts pour vaincre cette dépendance, disent-ils.

Pour parvenir à ces conclusions, les chercheurs ont comparé les réactions cérébrales de 18 fumeurs atteints de schizophrénie et de 24 fumeurs sans problème de santé mentale lorsqu'ils regardent des images incitant à fumer. Tous les participants ont répondu à un questionnaire pour évaluer leurs symptômes dépressifs.

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