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Dossier de la CSeries

Bombardier et Ottawa «se parlent tous les jours»

Olivier Bourque | Argent

Pressé par le premier ministre du Québec Philippe Couillard de prendre une décision dans le dossier de la CSeries, Ottawa affirme que les discussions se poursuivent quotidiennement avec l’avionneur québécois Bombardier et qu’aucune date butoir n’a été désignée.

«Ça avance et c’est constructif. Il n’y a pas de blocage actuellement, les canaux sont ouverts. (...) Les représentants fédéraux et Bombardier se parlent chaque jour», a affirmé Philippe Proulx, attaché de presse du ministre fédéral de l’Industrie Navdeep Bains lors d’une entrevue à TVA Nouvelles.

Le dossier est principalement sous la responsabilité de ce ministère, mais celui des finances est aussi présent dans les discussions.

Lundi, le premier ministre du Québec Philippe Couillard a profité d’un forum organisé par Aéro Montréal pour prier de nouveau le gouvernement fédéral d’aider financièrement la commercialisation des nouveaux appareils CSeries de Bombardier.

«Il faut quand même assurer le programme [les nouveaux avions de Bombardier] à plus long terme», a déclaré Philippe Couillard lundi aux médias rassemblés au forum. «J’entends continuer à interpeller monsieur Trudeau, en public et en privé, sur la question. Mais quand je lui parle, je constate qu’il comprend très bien l’importance du secteur et de l’innovation, notamment de la Série C.»

Mais cet appel du premier ministre Couillard ne fera pas en sorte qu’Ottawa se pressera davantage.

«Il faut comprendre que la demande officielle a été faite le 11 décembre dernier. Le montant demandé est de 1 milliard $ US. Donc, c’est normal que nous prenions notre temps pour faire l’étude du dossier. On ne s’est pas fixé de délai», a poursuivi M. Proulx.

Questionné à savoir si une commande de Delta qui serait en voie d’acheter jusqu’à 125 avions de la CSeries pourrait faire pencher la balance, le ministère se montre prudent.

«Toute bonne nouvelle pour Bombardier est une bonne nouvelle», a signifié l’attaché de presse.

Par ailleurs, le gouvernement du Québec n'a pas toujours effectué le premier versement de 500 millions $ US à Bombardier, qui était prévu le 1er avril selon l’entente de financement annoncée le 29 octobre dernier entre le gouvernement et l’entreprise.

Les deux parties affirment qu’ils finalisent des détails, qualifiés de «confidentiels».