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Avec la commande de Delta

Bombardier : l’aide d’Ottawa toujours nécessaire ?

Argent

Avec la commande ferme de 75 appareils CSeries de Bombardier placée par Delta Air Lines, l’aide financière de 1,1 milliard $ US réclamée par Bombardier auprès d’Ottawa est-elle toujours nécessaire ?

«Oui», répond d’emblée l’analyste Michel Nadeau.

«Bombardier est en période de construction des appareils et pour ce faire, il a besoin de liquidités. Les appareils ne sont payés que lorsqu’ils sont livrés», a expliqué le directeur général de l’Institut sur la gouvernance. 

Pour l'avionneur, cela signifie qu’il pourra toucher les chèques de Swiss Air, son client de lancement mondial du CS100, à l’automne prochain. Mais il devra attendre à 2018 pour encaisser les premiers paiements de Delta.

«Les transporteurs font des dépôts, mais cela n’est pas suffisant» pour combler les coûts de construction des appareils, dit-il.

Le programme de développement de la CSeries a dépassé son budget d’au moins 2 milliards $ US, pour un total de 5,4 milliards $ US.

Bombardier a obtenu un investissement de 1,1 milliard $ US du gouvernement du Québec pour lui permettre de compléter le développement du programme. Bombardier cherche à obtenir un appui semblable du gouvernement fédéral.

À Ottawa, le dossier est entre les mains du ministre de l'Innovation, des Sciences et du Développement économique, Navdeep Bains.

Plus tôt cette semaine, une porte-parole du ministre Bains a indiqué que le dossier progressait et que les représentants fédéraux parlaient à tous les jours à ceux de Bombardier.

En conférence de presse jeudi, le pdg de Bombardier, Alain Bellemarre, a réitéré que l'aide d'Ottawa était nécessaire.

«Nous espérons trouver un terrain d'entente avec le fédéral. S'il décide d'aller de l'avant, ça ne fera qu'augmenter la qualité du produit et ça nous aidera à poursuivre le développement des technologies pour ce produit».

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