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Une commande historique pour la CSeries

Delta et Bombardier: 3 questions sur toutes les lèvres

Argent

AGENCE QMI

La commande de CSeries que le transporteur américain Delta vient de passer auprès de Bombardier aéronautique soulève des interrogations sur les dossiers chauds, qui touchent le fabricant québécois depuis quelques temps.

Voici un aperçu de ces questions, auxquelles ont répondu différents intervenants, dont le grand patron de Bombardier.

Est-ce que les problèmes financiers de Bombardier sont réglés?

«Nous sommes dans une très bonne situation financière, aujourd’hui. Le solde de la trésorerie se chiffrait à 3,359 milliards $ à la fin du dernier trimestre, mais le support du gouvernement du Canada améliorerait notre capacité financière. On invite Ottawa à embarquer avec nous parce qu’une flexibilité additionnelle serait un avantage, nous permettant de continuer à investir dans l’industrie aéronautique, au Québec et au Canada», a déclaré Alain Bellemare, président et chef de la direction de Bombardier. 

Est-ce que l’aide fédérale est encore nécessaire?

«Oui car Bombardier est en période de construction des appareils. Pour ce faire, il a besoin de liquidités. Les appareils ne sont payés que lorsqu’ils sont livrés. Les transporteurs font des dépôts, mais cela n’est pas suffisant pour combler les coûts de construction», a expliqué Michel Nadeau, directeur général de l’Institut sur la gouvernance des organisations privées et publiques. 

Est-ce que des travailleurs mis à pied dernièrement seront rappelés au travail?

«La compagnie a fait des mises à pied, il n’y a pas si longtemps. Peut-être que le contrat va permettre de diminuer le nombre de ces mises à pied. Le vent tourne avec ce nouveau contrat», croit Dave Chartrand, coordonnateur québécois de l'Association internationale des machinistes.