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Nouvelle étude

Une personne sur trois victime de violence sexuelle à l’université

TVA Nouvelles

Une étude menée sur six campus universitaires du Québec démontre qu’une personne sur trois a été victime de violence sexuelle depuis son entrée à l’université. La grande majorité de ces actes n’auraient jamais été dénoncés.

L’étude «Sexualité, sécurité et interactions en milieu universitaire» a été menée auprès d’un échantillon de 8700 personnes. Celles-ci ont répondu à un questionnaire qui avait été largement utilisé aux États-Unis. Le harcèlement, l’attention non désirée et les agressions ont été recensés.

«À partir du moment où il y a un non, la ligne est franchie, a dit Manon Bergeron, l’une des chercheuses auteures de l’étude, sur le plateau de TVA Nouvelles. Quand une personne revient à répétition avec des gestes, des commentaires, des courriels répétés, pour nous, ça devient du harcèlement.»

De plus, le quart des répondants affirment avoir subi un épisode de violence sexuelle lors de la dernière année.

Peu de dénonciation

Seulement 15% des personnes qui ont affirmé être victimes de violence sexuelle en ont parlé auprès d’une instance de l’université.

«Les victimes peuvent avoir l’impression que les sentences n’en valent pas la peine, que les conséquences ne sont pas à la hauteur des attentes, a dit Manon Bergeron. Le niveau de confiance est bas envers les instances mises en place pour s’attaquer à ce problème.

«Malheureusement, les chiffres ne nous étonnent pas, a-t-elle ajouté en conclusion. Cela se compare à ce qu’on avait observé aux États-Unis et dans l’ouest du pays. C’est préoccupant. Ça concerne un grand nombre de personnes et cela nécessite de mettre en place des actions robustes.»