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Dix mois après le meurtre de son poupon

«Je peux pas accepter qu'il est parti avant moi»

TVA Nouvelles

Près d'un an après le meurtre sordide de son poupon, Marta Rzepkowska peine à se trouver en présence d'autres enfants.

«Quand je suis arrivée ici, je ne m'attendais pas à ce qu'il y ait autant d'enfants, mais en même temps je suis bien entourée. Je suis ici pour rendre hommage à mon bébé», explique la mère endeuillée présente au rassemblement annuel de l’Association des familles de personnes assassinées ou disparues à Chambly.

En juillet dernier, Rafal Zembowicz, l'ex-conjoint de Mme Rzepkowska, a assassiné leur poupon de dix mois avant de mettre fin à ses jours. Depuis, la vie de cette mère a été complètement chamboulée.

«Il y a beaucoup d'événements à la suite qui sont difficiles. Tous les dommages collatéraux. J'ai trois enfants qui sont souffrants en ce moment. Je ne peux pas m'écrouler. Je dois être forte pour les autres, pour les aider à s'en sortir».

Seulement dix mois après le meurtre de son fils, il est encore difficile pour cette mère d'accepter ce qui s'est passé. «Je peux pas accepter qu'il est parti avant moi. Il était en santé, il n'aurait pas dû mourir de cette façon-là.»

Évidemment, chaque personne vit son deuil différemment. Pour Mme Rzepkowska, la solution est de rester occupée.

«C'est très difficile, il y a des hauts et des bas. Ce qui m'aide c'est que je suis extrêmement active, je fais plein d'activités. C'est comme ma fuite pour ne pas penser», de dire celle qui travaille à temps plein et qui trouve le temps de chanter dans deux chorales.

Mais dans les moments les plus sombres, elle peut compter sur l'aide de l’AFPAD. «L'organisation m'aide beaucoup dans mes moments de détresse, ils sont là pour me supporter», ajoute-t-elle.

Depuis la perte de son petit Adam, pas un seul moment ne passe sans qu'elle pense à lui. «Quand je me réveille, je pense à mon bébé et quand je me couche je pense à mon bébé. Ce qui est difficile c'est de voir les bébés.  Pour le moment, les endroits où j'ai passé avec mon bébé, j'allais partout avec mon enfant, il y a plein d'endroits à Montréal où je rentre et  que le premier souvenir que j'ai, c'est mon bébé», conclut Mme Rzepkowska.

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