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Arrêté par l'UPAC en 2012

L'ancien maire de Mascouche Richard Marcotte est décédé

Agence QMI

L’ancien maire de Mascouche, Richard Marcotte, est décédé lundi, à l’âge de 69 ans, à la suite d'une longue maladie. Il était atteint d'un cancer, dont la nature n'a pas été précisée.

Avant de se lancer en politique, Richard Marcotte a mené une carrière dans le sport agissant notamment comme directeur technique pour la Fédération québécoise de tennis, dans les années 1970. Par la suite, il a oeuvré pour le Club de tennis de Lanaudière. En 1983, il avait agi comme commissaire industriel à la Société régionale de développement économique des Moulins, jusqu’à 1991, année de sa première élection.

Élu à la tête de la municipalité de Mascouche, Richard Marcotte a été réélu successivement jusqu’en 2009. Après avoir dirigé pendant une vingtaine d’années, il avait dû démissionner dans la controverse après avoir été arrêté par l’UPAC en 2012.

Des accusations de fraude, corruption et abus de confiance avaient été déposées dans la foulée de l'Opération Gravier, qui avait permis l'arrestation de 17 personnes en avril 2012, pour un présumé système de malversations à la Ville de Mascouche. L'homme d'affaires Tony Accurso et un entrepreneur local, Normand Trudel, figurent aussi parmi les accusés.

Au moment de ces arrestations, M. Marcotte était à l'étranger. Il avait été arrêté, à l'aéroport Montréal-Trudeau, au retour d'un voyage à Cuba.

Quatre ans plus tard, son procès pour fraude, corruption dans les affaires municipales et abus de confiance, n'avait toujours pas commencé.

Rappel des faits

C’est à partir de 2010 que ses démêlés avec la justice ont commencé avec une enquête de la Sûreté du Québec sur des allégations de collusion et de corruption.

Des reportages dans les médias ont révélé plusieurs affaires troublantes, dont des cadeaux reçus par des élus de sa formation politique, Ralliement Mascouche.

Le maire avait finalement été expulsé de son parti en novembre 2010, mais refusait de démissionner, malgré une résolution en ce sens adoptée à cinq contre trois par le conseil municipal.

Son refus de démissionner avait soulevé de vives contestations de la population, donnant lieu à des assemblées municipales très houleuses. Il avait finalement quitté son poste de maire sept mois plus tard.

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