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Campagne contre l'exploitation sexuelle

«Acheter du sexe n'est pas un sport»

TVA Nouvelles

À quelques jours du Grand Prix de Montréal, une coalition a lancé une campagne d'affichage pour contrer l'exploitation sexuelle, mercredi, à Montréal. Pour la première fois, le gouvernement du Québec participe et y apporte son soutien au coût de 30 000$.

«Acheter du sexe n'est pas un sport», c'est le slogan de cette campagne de la Concertation des luttes contre l'exploitation sexuelle (CLES).

La vice-première ministre, Lise Thériault, qui est également responsable de la condition féminine était sur place et a affirmé qu'il était important de contrer l'exploitation sexuelle sous toutes ses formes.

«Nous devons insister sur l'importance de cibler les clients potentiels dans les efforts de sensibilisation et de prévention de l'exploitation sexuelle», a affirmé la vice-première ministre.

L'exploitation sexuelle augmente de façon importante pendant les grands événements sportifs. Pendant le grand prix, notamment, la demande pour les jeunes prostituées double ou triple.

«En tant que consommateur ou consommatrice, on veut avoir ce qu'il y a de plus beau. [...] La meilleure femme dans la prostitution, c'est la plus jeune. C'est celle qui vient d'arriver dans l'industrie du sexe, la fraîche. Les clients aiment ça avoir l'illusion, en fait, qu'ils sont le premier», explique Shanie Roy, de la CLES.

La campagne «Acheter du sexe n'est pas un sport» se tient aussi sur les médias sociaux. Il y aura également une grande manifestation qui est prévue le 11 juin, au départ du square Phillips.