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Dossier Bombardier

Le PQ dénonce l'implication de Pierre Ouellet

Geneviève Lajoie | Agence QMI

JOEL LEMAY/AGENCE QMI

L'ex-chef de cabinet de Jacques Daoust a continué à travailler sur le dossier Bombardier plusieurs jours après avoir été dégommé. Une situation aberrante, selon le Parti québécois.

Limogé le 19 mai dernier à la suite d’allégations de pratiques douteuses dans l’octroi des contrats à Transport Québec, Pierre Ouellet a fait des appels concernant l’aide financière au fleuron québécois de l’aéronautique auprès de fonctionnaires jusqu'à la semaine dernière, a révélé «Le Journal de Québec» mercredi. Un comportement qui en a choqué plus d’un au sein de l’appareil de l’État.

«(M. Ouellet) a été congédié parce qu'il n'était plus digne de confiance, c'est ce que vous avez déclaré, et vous avez décidé de continuer à lui confier le dossier de Bombardier. Voulez-vous bien nous expliquer comment ça se fait qu'un gars qui n'est plus digne de confiance peut rester responsable du dossier économique numéro un du gouvernement libéral?», s'est insurgé mercredi le député péquiste Bernard Drainville, à l'Assemblée nationale.

Le ministre des Transports, Jacques Daoust, n'y voit pas de problème. «M. Ouellet, quand il a été impliqué dans le dossier, il fallait faire une transmission des dossiers, faire en sorte que d'autres personnes prennent la relève parce que lui n'était plus à notre emploi. Alors, il avait quitté, il avait quitté le cabinet et on lui a demandé de transmettre les dossiers. Vous auriez fait exactement la même chose», a-t-il répliqué à son vis-à-vis péquiste.

La semaine dernière, Pierre Ouellet avait été replacé au bureau de François Blais comme organisateur du prochain Forum sur l’emploi. Le ministre avait dit avoir pris cette décision sur la recommandation du bureau de Philippe Couillard.

Mais Pierre Ouellet n’aura finalement été qu’une étoile filante au cabinet de François Blais. Étant devenu une trop grande source de distraction, il a décidé «de ne pas prendre le mandat».