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Inquiétude dans Rosemont-La Petite-Patrie

Qui a donné des boulettes farcies de lames à leurs chiens?

Hugo Bourgoin | TVA Nouvelles

Des citoyens de l'arrondissement Rosemont-La Petite-Patrie, à Montréal, sont sous le choc après que quelqu'un a vraisemblablement tenté de tuer leurs deux chiens, la semaine dernière, en leur donnant des lames à manger.

L'événement serait survenu vendredi matin dernier, entre 6h et 7h, dans la ruelle entre la rue de Saint-Vallier et l'avenue de Chateaubriand alors qu'une personne a lancé deux boulettes de porc haché contenant des lames de style exacto dans la cour arrière d'une résidence où habitent deux chiennes.

L'une d'elles, Molly (à gauche sur le photo), a malheureusement eu le temps de manger une partie de la viande avant qu'on se rende compte de ce qui se passait. C'est en voyant l'autre boulette dans laquelle se trouvaient quatre lames que la propriétaire du chien a réalisé l'urgence d'agir.

Amenée dans une clinique vétérinaire, la chienne de cinq ans a subi une chirurgie au cours de laquelle deux lames ont été retirées de son corps; nécessitant du même coup des frais de plus de 2600$. Heureusement, Molly a été traitée à temps et se remet lentement à la maison.

«Sur l'échelle de la cruauté et de la lâcheté, c'est pas mal en haut», a confié à TVANouvelles.ca l'un des propriétaires de Molly encore sous le choc de ce qui s'est passé.

«C'est traumatisant. On était contents qu'elles aient un jardin au lieu d'avoir une vie d'appartement. Maintenant, elles sortent uriner et je les surveille», a-t-il ajouté.

Sensibilisation

Les propriétaires des deux chiens ont bien fait une plainte à la police, mais on leur aurait répondu que, sans témoin, les recours étaient difficiles.

Le couple s'est donc tourné vers la page Facebook Les amis de la rue de Saint-Vallier pour passer son message de sensibilisation.

«Cet acte ne doit pas être pris à la légère. Cette personne semble ne pas apprécier les chiens au point de vouloir les éliminer. Mais si demain cette même personne ne supportait plus nos enfants que serait-elle capable de faire?», a-t-on écrit.

Le propriétaire à qui nous avons parlé affirme ne jamais avoir reçu de plainte du voisinage indiquant que ses chiens auraient été dérangeants.