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Ses deux fils tués par son ex-conjoint

«Je veux que tu survives à ça pour souffrir»

TVA Nouvelles

«Il m’avait dit, j’ai cinq balles dans le fusil. Je vais tuer ta famille, tes parents, ton frère avec sa femme, mais toi, je veux que tu survives à ça pour souffrir». Michel Dubuc avait ainsi menacé son ex-femme France Ainsley.

Toutefois, c’est la vie de ses deux fils Jérémie et Gabriel qu’il a prises après avoir assassiné l’avocat Benoît Côté avec qui il avait un litige commercial et la notaire Marie-Josée Sills. Puis, Michel Dubuc a retourné son arme contre lui dans son domicile de Boucherville.

Un an après le drame qui a provoqué une onde de choc dans sa vie, France Ainsley accepte de parler de la douleur qui l’habite, de comment elle tente de se remettre de la mort de ses amours de 19 et 21 ans.

«J’ai pensé à plusieurs reprises à m’enlever la vie parce que je me définissais comme une mère avant tout. J’adore mon mari, il le sait aussi, mais mes enfants, j’étais au-devant d’eux constamment. Je leur faisais même encore à déjeuner, j’allais les conduire partout, il n’y avait rien que je ne faisais pas pour eux. N’importe quel sacrifice qui n’était pas des sacrifices, c’était par amour», a raconté à TVA Nouvelles Mme Ainsley émue.

Depuis que son ex-conjoint a abattu ses deux fils, France Ainsley a dû réapprendre à vivre sans eux, à se rebâtir au jour le jour. «Il faut tout réinventer, ça a été des montagnes russes. Je manque de leur amour. Je voudrais les avoir là», dit-elle des sanglots dans la voix.

«Jérémie tous les soirs disait: "Bonne nuit Ti-Mom." Et Gabriel, lui quand il rentrait à 2h ou 4h du matin, car c’était un jeune comme les autres, je descendais puis remontais en me disant: “Le nid est complet, le nid est plein.” Maintenant, le nid est vide. Mon conjoint et moi sommes seuls. Cette vie-là, on doit se la réapproprier, la réinventer, ça ne se fait pas en claquant des doigts», souffle France Ainsley.

 

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