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Soins de fin de vie

Les soins palliatifs pour éviter de souffrir

TVA Nouvelles

La peur de souffrir pourrait être une des principales raisons qui incitent les patients à recourir à l'aide médicale à mourir.

«La peur de souffrir, la peur de mourir tout seul, la peur d'être un fardeau, c'est beaucoup ces peurs-là qui vont motiver la demande d'aide médicale à mourir», a soutenu la Dre Christiane Martel de la Sociéré québécoise des médecins en soins palliatifs.

Selon plusieurs experts, plus les patients en fin de vie sont suivis et soulagés, moins ils optent pour l'aide médicale à mourir.

Le problème, c'est que les soins palliatifs ne sont pas bien organisés partout au Québec.

Mais à l’hôpital de Verdun, à Montréal, une unité de soins palliatifs, avec 10 lits, vient d’être inaugurée. Auparavant, les patients en fin de vie se retrouvaient un peu partout sur les étages.

«S'il y a quelque chose qui ne va pas, on peut réagir rapidement, soulager rapidement. Une famille est en détresse, on peut venir l'accompagner rapidement», a expliqué la Dre Hala Lahlou.

40% des malades admis dans cette unité vont mourir ici, mais d'autres comme Jean-Guy Magnan sont de passage.

«J'ai le cancer de la base de la langue. C'est un cancer de stade 4, donc pas opérable», a confié le patient.

Jean-Guy Magnan a été admis il y a quelques jours pour s'assurer que ses médicaments soient bien ajustés afin de retourner à la maison où il souhaite finir ses jours, suivi en permanence par une équipe de médecins et infirmières qui le connaissent bien.

«S'il y a une urgence, les médecins se déplacent de manière urgente. Donc, moi, je suis toujours au bout de mon téléphone», a ajouté la Dre Lahlou.

Pas question pour M. Magnan et sa femme, Ginette Leduc, de demander l’aide médicale à mourir.

«Il a été envoyé dans ma vie. Peut-être que je l'accompagne, puis je vais aller jusqu'au bout avec lui», a raconté l’épouse de Jean-Guy Magnan.

Au CIUSSS du Centre-Sud-de-l'Ile-de-Montréal, 1422 patients qui ont reçu des soins palliatifs depuis un an. Parmi eux, seulement trois ont demandé l'aide médicale à mourir et un seul patient l’a reçue.

«On doit absolument éviter que l'aide médicale à mourir soit une option parce qu'on n'a pas eu le choix vers d'autres choses», a conclu la Dre Christiane Martel.

À l’hôpital de Verdun, Jean-Guy Magnan se sent traité dignement, comme tout humain devrait l'être en fin de vie.

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