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Budget serré pour plusieurs familles

La rentrée scolaire n'est pas facile pour tout le monde

Jean-François Tremblay | TVA Nouvelles

Plusieurs familles doivent compter leurs sous pour s'assurer que les enfants obtiennent tout ce qu'il faut en retournant en classes.

«C'est une préoccupation que les gens ne prévoient pas nécessairement dans le budget», affirme Maryse Tremblay, conseillère budgétaire au Service budgétaire de Chicoutimi (SBC).

Toutes les familles qui la consultent en parlent. Le retour à l’école leur impose de se serrer la ceinture en août et septembre.

«C'est une grosse étape à passer, autant que Noël, disons», évalue Mme Tremblay.

Les comptoirs vestimentaires constatent que la clientèle augmente durant cette période.

«On remarque une affluence des familles, à cette période-ci, surtout pour habiller les enfants pour la rentrée», a noté la directrice du SBC, Julie Bilodeau.

La Fondation de l'enfance et de la jeunesse a soutenu 80 enfants l'an dernier, notamment avec des sacs d'école pleins. «Ce sont vraiment des choses qui peuvent changer la vie de ce jeune-là et qui l'aide», estime la directrice générale de l’organisme, Karine Brassard.

D'ailleurs, les dons de sacs remplis de matériels se multiplient.

L'an dernier, le criminaliste Julien Boulianne en a recueilli une trentaine, donnés par le public. Il répète l'expérience cette année.

«Si on commence et qu’en plus on n'a même pas les fournitures scolaires, on peut facilement comprendre que des jeunes vont tomber en difficultés rapidement», estime l’avocat.

Une campagne similaire a été orchestrée dans les Pharmacies Jean-Coutu des arrondissements de Jonquière et d’Alma.

«On donne la chance aux jeunes qui ont peut-être un peu moins les moyens de se procurer des fournitures, pour qu’ils puissent partir sur le même pied que tout le monde», a expliqué Dominick Béland, porte-parole du commerce.

Environ 170 sacs neufs et personnalisés, d’une valeur moyenne de 80 $, ont été distribués avec les dons du public versés à la Saint-Vincent-de-Paul.

«Ils nous donnaient le nom de l'enfant, l'école, le niveau et à partir de ça, on bâtissait les sacs au complet. Si on avait eu de l'argent pour 100 sacs de plus, on aurait fait 100 sacs de plus», a ajouté M. Béland.

Les besoins sont grands dans les Centres jeunesse de Chicoutimi et La Baie, aussi. Plusieurs des 350 enfants reçoivent une aide qui fait du bien.

«Ces jeunes vont se sentir en situation de stress parce que souvent, le parent lui-même se retrouve dans une situation stressante, a observé le chef de service dans les Centres jeunesse. Les dons qu'on reçoit depuis quelques années contribuent à diminuer l'anxiété chez ces jeunes.»