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Meurtre de Lyne Massicotte

Alain Perreault maintient sa version

Kathryne Lamontagne | Agence QMI

 - Agence QMI

Des discussions, des ébats amoureux et un joint de pot: voilà comment Alain Perreault a décrit son après-midi en compagnie de Lyne Massicotte, qui aurait quitté son domicile sans lui à la suite «d’un léger froid», le 17 juillet 2003.

À la surprise générale, l’accusé a entamé son témoignage peu avant 17 h jeudi, le juge Richard Grenier rejetant la demande de la défense, qui souhaitait repousser l’exercice à vendredi matin. L’individu de 54 ans a ainsi quitté le box des accusés pour rejoindre, menotté, celui des témoins.

«Autodidacte en informatique depuis 25 ans», Alain Perreault dit avoir rencontré sur internet Lyne Massicotte, de Chambly, au printemps 2003. Après quelques échanges amicaux, ils conviennent de se rencontrer. Elle ira le visiter chez lui, le 17 juillet 2003. «C’était un beau cadeau», a commenté l’accusé, qui soulignait son anniversaire le lendemain.

Ébats

Lyne Massicotte arrive vers 14 h. «On est content de se voir, ça fait drôle», dit-il, soulignant qu’il trouve son amie «jolie» et que ses photos ne «trompaient pas». Elle lâche un coup de fil à une amie, puis le duo fume des cigarettes et placote. «On a mis de la musique, on s’est collés, on a dansé un petit peu, on s’est déshabillé tranquillement pis bon, on a fait l’amour», a-t-il lancé.

Lyne Massicotte aurait ensuite sorti du cannabis, que l’accusé a fumé pour faire son «hot», lui qui n’en consomme jamais. «Puis j’ai eu droit à une fellation», a-t-il renchéri.

Il est question de sortir. Lyne Massicotte veut voir la ville. Ils se dirigent donc vers sa voiture, vers 18 h. «Elle préférait que je conduise», avance le témoin. Il dit s’être assis du côté conducteur, mais se sentir alors moins bien, à cause du cannabis. Alain Perreault affirme s’être levé. «Ça a créé un léger froid», précise-t-il, ajoutant qu’il est simplement retourné chez lui.

Soirée en solo

Alain Perreault affirme avoir passé la soirée seul, chez lui. Il écrit un courriel à Lyne Massicotte. À un certain moment, une amie de Lyne Massicotte appelle pour savoir où est la dame. Il répond qu’elle est partie au restaurant. Même discours lorsque la sœur de la femme appellera. Elle lui demande de vérifier si le véhicule de sa proche est encore là.

Vers 23 h 30, l’accusé est sorti de chez lui, à pied. Il ne trouve pas la Pontiac Sunfire noire et revient chez lui, vers «minuit, minuit et quart». Il n’a jamais revu Lyne Massicotte, soutient-il.

Son témoignage se poursuit vendredi.

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