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Intervention policière dramatique en 2014:

Aucune accusation contre les policiers impliqués

Maxime Deland | Agence QMI

Les policiers de la Sûreté du Québec (SQ) impliqués dans l’intervention policière qui s’est soldée par la mort d’un homme en juillet 2014, à Saint-Jean-Port-Joli, n’ont commis aucune infraction criminelle, a statué le Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP).

Dans la nuit du 4 juillet 2014, quatre policiers de la SQ ont été appelés à se rendre dans un bar de Saint-Jean-Port-Joli, où un homme en crise et en état d’ébriété venait d’agresser plusieurs clients de l’endroit.

À l’arrivée des agents, le client en question, un colosse de 270 livres âgé dans la trentaine, invite un client à se battre et fracasse l’une des vitrines de l’établissement d’un seul coup de poing.

Les policiers tentent tant bien que mal de le calmer et réussissent à le convaincre de les accompagner à l’hôpital de La Pocatière.

Mais une fois sur place, l’individu redevient très agressif et casse le mobilier dans la salle où il se trouve.

Lorsque le médecin qui l’évalue lui mentionne qu’il devra demeurer à l’hôpital, l’homme est déchaîné: il crie, il frappe dans les murs, il menace les policiers qui l’accompagnent et il fonce vers eux.

Ces derniers n’ont d’autre choix que de l’immobiliser. Ils sont cinq pour réussir à le maîtriser et à le conduire dans une salle d’isolement.

«L’homme s’est endormi après l’administration d’un médicament par un membre du personnel médical. Les policiers l’ont démenotté et ils ont quitté l’hôpital, écrit le DPCP dans sa décision. Selon l’information consignée au rapport des policiers, personne n’a été blessé pendant l’intervention. L’homme ne présentait aucune blessure au visage, ni au corps, toutefois il saignait aux jointures des mains.»

Mais au petit matin, les policiers sont appelés à nouveau à se rendre à l’hôpital. L’homme vient d’être retrouvé sans vie dans la salle d’isolement. Des manœuvres de réanimation sont effectuées, mais sans succès.

L’autopsie pratiquée sur le corps de l’individu a permis d’établir que son décès est dû à un infarctus.

Puisque la force utilisée par les agents de la SQ «n’était pas excessive dans les circonstances» et que «la preuve recueillie démontre que les policiers n’ont causé aucune lésion corporelle à l’homme», le DPCP a jugé qu’aucune accusation criminelle ne devait être portée dans cette affaire.

Qui plus est, les preuves recueillies au cours de l’enquête menée par le Service de police de la Ville de Québec ne permettent «aucunement d’établir un lien de causalité» entre la mort de l’homme et l’intervention policière.