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Fin des opérations au réacteur de Chalk River

Crainte d'une nouvelle pénurie d’isotopes médicaux

Agence QMI

BLAIR GABLE/SUN MEDIA

Le réacteur nucléaire de Chalk River, l’une des cinq installations au monde capable de produire des isotopes médicaux, cessera ses opérations le 31 octobre, forçant les docteurs à se préparer à une éventuelle pénurie, a rapporté CTV News.

À lui seul, le réacteur nucléaire expérimental entré en fonction en 1945 assure le cinquième de la production mondial de Technétium, notamment utilisé en imagerie médicale pour détecter des cancers.

Une mise à l’arrêt du réacteur en 2009, combiné à la fermeture simultanée d’un autre réacteur aux Pays-Bas, avait entraîné une pénurie d’isotopes médicaux, forçant les hôpitaux à limiter le nombre d’examens, à reporter des opérations et à se tourner vers d’autres produits moins efficaces.

Directeur du Comité d’étude sur le nucléaire et les radiations, le docteur Kevin Crowley s’attend à des pénuries. «La sévérité de ces pénuries va dépendre de la rapidité à laquelle la chaîne de production pourra s’adapter», a-t-il affirmé en entrevue avec CTV News.

Selon le docteur Crowley, trois des quatre réacteurs producteurs d’isotopes restant dans le monde prévoient apporter des changements à leurs installations, si bien qu’il n’est pas impossible qu’un deuxième joueur interrompe ses activités.

Le Canada rendrait un «service public» en gardant le réacteur de Chalk River prêt à reprendre du service en cas de graves pénuries, au moins jusqu’à ce que d’autres sources de production entrent en service en 2017 ou 2018, conclut-il.