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Stratégie verte

Fini le gaz naturel à Vancouver d’ici 2050

Agence QMI

Downtown Vancouver Skyline

Carmine Marinelli/QMI AGENCY

Cuisinières au gaz, barbecues au propane, système de chauffage au gaz naturel; tous ces objets ne dégageront plus le moindre petit joule de chaleur d’ici 2050 à Vancouver.

En effet, selon Global News, le conseil municipal a décidé de bannir pour de bon l’utilisation du gaz naturel sous toutes ses formes dans la ville, dans le cadre de sa stratégie verte dîtes de «ville renouvelable». Dans son plan, Vancouver prévoit devenir une ville sans émission de gaz carbonique d’ici 2050.

La décision ne fait toutefois pas l’unanimité. «Nous parlons d’un coût imposé aux secteurs résidentiel, industriel, commercial et institutionnel se chiffrant en milliers de dollars», a réagi Jordan Bateman, directeur de la Fédération canadienne des payeurs de taxes pour la Colombie-Britannique.

Selon M. Bateman, passer du gaz naturel à l’électricité pourrait hausser la facture énergétique d’une famille moyenne d’environ 1400 $ par année.

Les restaurateurs ne sont pas davantage ravis par la décision du conseil de ville. «Le gaz est plus rapide et la chaleur est plus forte, plus puissante» a rappelé un cuisinier en entrevue avec Global News.

«Comment allons-nous gérer ça? Je suis fâché, parce que cette décision crée de l’incertitude pour les petits commerces», a renchérit Ian Tostenson, de l’Association des restaurateurs de la Colombie-Britannique.

Actuellement, 45 % de l’énergie consommée annuellement à Vancouver provient du chauffage au gaz naturel, selon les données de la Ville.

«Neuf milliards de dollars. C’est le coût estimé pour construire des digues et préparer notre communauté à la montée des océans. Alors, est-ce que les payeurs de taxes vont prendre les changements climatiques au sérieux? Ça va nous coûter cher», a réagi le directeur général de Vancouver, Sadhu Johnston, pour expliquer la décision de la ville.

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