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Proche aidante

Son vaccin à domicile finalement accordé

Pierre-Paul Biron | Agence QMI

La septuagénaire qui critiquait vendredi les dédales bureaucratiques du système de la santé l’empêchant d’être vaccinée à domicile pourra finalement être immunisée chez elle. Son histoire aura toutefois déclenché un signal d’alarme dans la classe politique.

Lise Guenette aura finalement droit à son vaccin antigrippal à la maison, en même temps que son mari, atteint d’Alzheimer. La femme, qui agit comme proche aidante, a rapidement été contactée par la direction du CIUSSS Capitale-Nationale après l’appel du «Journal de Québec». «J’ai reçu un appel d’une gestionnaire avant même la publication d’un article pour me dire que j’aurais le vaccin», explique la dame, âgée de 78 ans.

La femme, elle-même atteinte de problèmes de santé qui auraient compliqué ses déplacements vers la clinique de vaccination, espère que sa mésaventure changera les méthodes au ministère de la Santé.

«Tout est dans la façon de répondre aux gens. On n’est pas des citoyens de seconde zone. Je n’ai insulté personne, mais j’ai dénoncé une situation qui n’avait pas d’allure. Je suis soulagée que la situation se soit rétablie», confiait Lise Guenette.

Le CIUSSS a rapidement admis son erreur dans ce dossier et corrigé le tir. Une analyse des dossiers du genre au cas par cas devrait maintenant être mise en place pour éviter d’autres incidents du genre.

Réaction au PQ

Même si elle s’est réglée rapidement, son histoire a eu le temps de faire réagir beaucoup de gens. La critique du Parti québécois en matière de santé, Diane Lamarre, a qualifié cette situation «d’atteinte à des gens très vulnérables». «Comment on peut prétendre à une réorganisation du système de santé quand on voit des aberrations comme celle-là», questionne la députée péquiste.

«Ces gens sont un couple typique de la situation des aidants naturels. Ça ajoute à la déconnexion des mesures mises en place par le ministre qui pénalisent les gens les plus vulnérables», dénonce Mme Lamarre.

Cette dernière propose plutôt de travailler à l’inverse et d’offrir systématiquement le vaccin à domicile aux aidants. «Pourquoi il a fallu médiatiser une histoire comme celle-là? Pourquoi ne pas aller vers ces gens-là? Nous avons tout intérêt à les vacciner», insiste la députée.