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Présenté par la Banque Nationale

Diversifier son portefeuille grâce aux FNB

Stéphane Desjardins

Le nombre de fonds négociés en Bourse (FNB) a explosé ces dernières années: les possibilités de diversifier son portefeuille sont presque infinies.

Au 30 août dernier, les investisseurs canadiens pouvaient choisir entre 567 FNB canadiens et plus de 1500 FNB américains. Les actifs des FNB canadiens se chiffraient à 107 milliards de dollars canadiens en juillet dernier. Et les actifs mondiaux des FNB totalisaient 3,3 trillions $US, dont 2,4 trillions $US aux États-Unis seulement, selon la firme britannique ETFGI. Rien qu’en 2016, plus d’une cinquantaine de FNB canadiens ont vu le jour.

L’offre disponible ici fait sourire tellement elle est diversifiée. Il y en a pour tous les goûts: métaux précieux, mines, banques canadiennes, américaines, européennes, obligations de pays riches ou émergents, de grandes sociétés américaines, européennes, asiatiques, titres de petite ou de grande volatilité canadiens ou américains, actions privilégiées ou titres à dividendes, sociétés énergétiques, pétrolières, d’infrastructures, d’immobilier, de technologies, de petites ou grandes capitalisations...

De plus en plus niché

Vous cherchez des niches plus spécialisées? L’offre n’a pratiquement pas de limite: pipelines, restaurants, divertissement, gestion des risques de cybersécurité, sociétés les plus prisées par les investisseurs initiés, casinos, informatique dans le nuage, firmes qui embauchent davantage de femmes dirigeantes, etc. Vous vous intéressez à des pays ou des continents précis? Il y a, par exemple, un FNB concentré sur l’économie néo-zélandaise... Ou un autre, qui reproduit les stratégies de placement des 20 meilleurs gestionnaires de fonds ou investisseurs de la planète, comme Warren Buffett, George Soros ou Carl Icahn.

Encore plus poussés? Des FNB misent sur des stratégies de grande envergure: recherche du «beta intelligent», swaps de risque de change, de commodités, sur le prix du bétail ou du porc ou de défaillance, effet de levier inverse, stratégies d’options d’actions combinées à des revenus fixes, options sur la baisse d’indices ciblés de dérivés de crédit sur le transfert de rendement (total return swaps).

Vous cherchez une niche, une approche? Il y a un FNB pour ça! On est déjà loin de l’époque où les FNB se contentaient de calquer les principaux indices boursiers de la planète... quoique ceux-ci sont toujours disponibles. Et très populaires.

L’investisseur autonome débutant ou aguerri, conservateur ou audacieux, trouvera donc chaussure à son pied. Il est toutefois dans son intérêt d’utiliser les services de recherche de sa firme de courtage à escompte : des guides d’apprentissage, des calculateurs, des conférences, ainsi que des banques de recherches et d’analyses. D’autant plus que de miser sur une stratégie de diversification ou de spécialisation ne garantit pas des rendements à la hausse. Il faut savoir où on va.

Avantages

Pourquoi faire appel à des FNB pour de telles stratégies de placement? Parce qu’ils permettent de diversifier un portefeuille qui détiendra des titres qui ratissent large et de

manière plutôt stable, comme des FNB calquant des indices, autour desquels gravitent des FNB spécialisés dans des secteurs ou des stratégies plus risquées, ou à court terme.

L’investisseur individuel, qui ne dispose pas des connaissances des gestionnaires professionnels ou qui n’est pas millionnaire, y gagne au change. Trois ou quatre FNB peuvent aisément constituer un portefeuille équilibré, alimentés par des versements peu élevés.

D’autant plus que les FNB permettent de concentrer le risque, grâce au fait que la plupart des FNB spécialisés contiennent entre 30 et 75 titres de leur secteur ou leur industrie. De par leur nature, ils offrent davantage d’impartialité et de neutralité que leurs cousins, les fonds communs de placement (FCP).

Pour ceux qui préfèrent une approche plus conservatrice, de nombreux FNB se spécialisent dans les titres à faible volatilité, les obligations, les bons du Trésor et le S&P 500.

Moins chers

Les FNB plus spécialisés ou gérés activement affichent des frais de gestion plus élevés que la moyenne des FNB, jusqu’à 0,72% comparativement à 0,03% pour ceux qui calquent l’indice de la Bourse de Toronto.

En fin de compte, avec un ratio de frais de gestion annuel inférieur à 1%, les FNB coûtent beaucoup moins cher que les FCP, dont les frais se situent en moyenne à 2,15% selon Morningstar. À long terme, ça peut grandement affecter le rendement d’un portefeuille.

Enfin, les FNB sont des titres très liquides: ils se transigent comme des actions, à toute heure du jour, comparativement aux fonds communs, dont les échanges et la valeur sont fixés en fin de journée.

Des frais de gestion et d’autres frais peuvent être associés aux placements dans les FNB. Veuillez lire le prospectus avant d’investir. Les FNB ne sont pas garantis, leur valeur fluctue souvent et leur rendement passé n’est pas indicatif du rendement futur.

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