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Saguenay

Richard Martel refuse d'échanger sa place pour un fauteuil de maire

Jean Houle | TVA Nouvelles

L'entraîneur-chef des Marquis de Jonquière dit non au Parti des citoyens de Saguenay, tout comme il avait dit non au Parti libéral pour affronter Stéphane Bédard en 2012.

Le Parti des citoyens de Saguenay avait approché Richard Martel lors du bain de foule de Justin Trudeau, à la zone portuaire, à la fin du mois d'août. Le parti est revenu à la charge quelques semaines plus tard.

«Ils semblaient rechercher quelqu'un avec du leadership et ça je pense que je l'ai», relate l'homme de 55 ans. «Le fait de savoir diriger des gens, d'avoir une idée claire, un bon jugement, je pense que ça les attirait aussi.»

Mais entre diriger les Marquis de Jonquière ou le Parti des citoyens, il a simplement choisi la fonction qu'il maîtrise le mieux.

«Dans un parti politique, le chef, c'est souvent le visage, celui qui répond aux questions, mais les grandes orientations sont souvent définies par l'équipe autour. Moi, je voulais savoir qui serait là pour m'entourer. En politique, on ne fait pas toujours ce qu'on veut. Moi, je suis très transparent et il aurait fallu que mon équipe le soit tout autant. Le plus important pour moi, c'était de savoir qui travaillerait avec moi.»

Richard Martel avoue avoir été suffisamment ébranlé par la proposition pour y réfléchir sérieusement. Son manque d'expérience politique ne lui apparaissait pas comme un obstacle.

«Pourquoi un nouveau venu ferait moins bien qu'un politicien de 30 ans de carrière ? C'est écrit où, ça ? Il y a des politiciens qui ont du mal à diriger un parti politique.»

Martel rend son refus public pour freiner le moulin à rumeur et pour éviter que l'éventualité d'une candidature fasse boule de neige.

«Les gens m'abordaient en me parlant de la mairie et en m'invitant à y réfléchir. C'était gentil de leur part !»

Un homme populaire

Un bref micro-trottoir a effectivement permis de constater que la notoriété de l'homme ne laissait pas les électeurs indifférents.

«J'aurais au moins pris la peine de regarder son programme», nous a confié un passant. Une autre nous a mentionné que l'homme de hockey aurait pu faire un bon maire, s'il avait voulu. «Mais c'est sa décision de ne pas y aller», a-t-elle ajouté.

La carrière politique de Richard Martel aurait pu naître en 2012, puisqu’il avait été sollicité par le Parti libéral de Jean Charest.

«Serge Simard (député de Dubuc) m'avait approché. Ça aurait été dans le comté de Chicoutimi, contre Stéphane Bédard. Mais j'avais déjà prévu aller diriger en Europe à ce moment.»

Aujourd'hui, est-ce un non définitif à la politique ?

«On ne sait jamais ce que l'avenir nous réserve», a-t-il conclu.

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