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Résidences étudiantes

Agressions à l’Université Laval: Proulx préfère une gestion de terrain

Charles Lecavalier

 - Agence QMI

Les agressions sexuelles dans les résidences étudiantes de l’Université Laval ont créé une commotion sur le campus, dit Sébastien Proulx, qui préfère une gestion de terrain dans ces circonstances.

Le recteur Denis Brière s’est fait critiquer pour son mutisme et parce qu’il a séjourné à Montréal au lendemain des agressions. Le ministre Proulx se serait-il absenté en pareille circonstance ? «J’ai toujours géré les dossiers de près en ce qui me concerne, a-t-il dit. Ma façon pour moi de travailler, c’est d’être près des gens rapidement.»

La communauté universitaire, dont fait partie sa conjointe qui est chargée de cours, est particulièrement ébranlée. «Ce que je sais, c’est comme parent et comme conjoint de quelqu’un qui travaille à l’université, je sais quel effet ça a sur le campus. J’ai une préoccupation à l’égard des victimes. J’ai une préoccupation à l’égard des mesures de sécurité», a lancé le ministre de l’Éducation à l’entrée du Conseil des ministres.

Il estime toutefois que les employés de l’Université sont aujourd’hui rassurés grâce aux mesures prises par les autorités. Sa collègue Hélène David, ministre de l’Enseignement supérieur, n’a pas voulu défendre la gestion de crise du recteur Brière. Sur son absence, elle indique ne pas être «responsable» de son agenda.

M. Brière a justifié son silence en affirmant qu’il ne s’est pas exprimé pour ne pas nuire à l’enquête en cours. Cet argument est rejeté par la ministre de la Condition féminine Lise Thériault, qui croit qu’il est tout à fait possible de faire savoir son empathie aux victimes d’agressions sexuelles sans pour autant causer du tort aux policiers.

«Ces jeunes femmes ont besoin de notre support, c’est important d’aller les rencontrer», a lancé Mme Thériault.

La CAQ critique Thériault

La Coalition avenir Québec critique de son côté cette même ministre Thériault, qui a mis cinq jours avant de commenter publiquement la série d’agressions. «C’est inacceptable et gênant que Mme Thériault n’ait même pas pris deux minutes pour réconforter de jeunes femmes qui ont été agressées. Ça me gêne profondément», a lancé la députée Nathalie Roy.

Lise Thériault s’est défendue plus tôt en journée en affirmant qu’elle avait manqué de disponibilité et n’avait pas pu intervenir en début de semaine. «Je n’étais pas là. Hier, j’étais à Bromont dans une autre activité. Hélène David était présente. Il faut regarder quel ministre est interpellé au-delà de la ministre de la Condition féminine. On travaille en équipe».

Pour Nathalie Roy, cette défense n’est pas valable et Mme Thériault a un «déficit de compassion» : elle aurait tout de même dû intervenir malgré l’implication d’Hélène David.

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