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Maladie grave, divorce et décès du conjoint

Savoir éviter les stress financiers

Argent

Être atteint d’une maladie grave, faire face à un divorce et le décès d’un conjoint sont source d’un grand stress financier pour la plupart des Québécois.

Un récent sondage de la TD révèle que pas moins de six Québécois sur 10 ont subi un tel stress financier lorsqu’eux-mêmes ou un membre de leur famille ont été atteints d’une maladie grave.

Dans le cas d’un divorce, plus de quatre Québécois sur 10 (41%) disent avoir éprouvé un tel stress, alors que le décès d’un conjoint a provoqué un stress financier pour 24% d’entre eux.

Le stress financier, qui s’ajoute au stress émotionnel, découle d’un manque de planification, affirme François Morin, vice-président régional, chez Gestion de patrimoine TD.

Selon M. Morin, il est important de planifier pour toutes situations, «et encore davantage pour des scénarios non souhaitables», soutient-il.

Dans le cas d’une maladie grave, les femmes sont davantage à risque de subir un stress financier que les hommes. L’incapacité de payer les factures vient en tête de liste (68%) des facteurs de stress, suivi de la gestion d’une dette impayée (33%) et de la capacité à soutenir la famille (33%).

Un fonds d’urgence équivalant à une période d’au moins trois mois les revenus atténuera les inquiétudes. Mais en l’absence d’un tels fonds, M. Morin recommande certaines mesures, tels que liquider des fonds pour contribuer à payer les coûts additionnels associés aux traitements.

Lors d’un divorce ou d’une séparation, les problèmes financiers soulevés peuvent être tels pour les générations X et Y que pas moins du quart (23%) des ménages touchés ont repoussé l’inévitable.

« L'idée du divorce peut faire peur, puisqu'un divorce peut facilement faire dérailler votre plan d'épargne et avoir des répercussions importantes sur votre avenir financier», dit M. Morin.

«Que vous décidiez de répartir vos biens immédiatement ou de continuer à vivre ensemble pour économiser de l'argent, un planificateur financier peut vous aider à évaluer vos besoins immédiats et à modifier vos objectifs pour élaborer un plan qui contribuera à leur atteinte.»

Quant aux craintes liées au décès d’un conjoint, elles ont trait principalement à la répercussion sur le mode de vie, pour près de sept Canadiens sur 10 de la génération des 70 à 90 ans.

Parmi les autres facteurs de stress identifiés par ces aînés, on relève une dette financière impayée (31%) et la gestion du plan de retraite (20%).

Une bonne planification, la rédaction d'un testament et la communication des volontés liées à la succession peuvent réduire le stress pour le conjoint.

«Il est bon de parler de ces choses de votre vivant», souligne François Morin. «Ainsi vous aurez confiance que le conjoint survivant sera bien orienté après le décès.»