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L’une des affaires américaines les plus célèbres

Un deuxième procès dans l'affaire Etan Patz, 37 ans plus tard

Agence France-Presse 

La justice new-yorkaise tente à nouveau à partir de ce mercredi de faire la lumière sur la disparition du petit Etan Patz en 1979, une des affaires américaines les plus célèbres et toujours non résolue plus de 37 ans après le drame.

Etan, 6 ans, allait pour la première fois prendre le bus scolaire à côté de chez lui, dans le quartier de Soho à Manhattan, quand il a disparu, traumatisant la ville et une génération entière de parents américains.

Rien n'a jamais été retrouvé du petit garçon, ni aucun témoin. Etan a été officiellement déclaré mort en 2001.

Le juge new-yorkais Maxwell Wiley a ouvert mercredi matin le deuxième procès de Pedro Hernandez, 55 ans, dénoncé en 2012 par son beau-frère et passé aux aveux peu après - avant de se rétracter, plaidant non coupable de meurtre et d’enlèvement.

Trois mois d'un premier procès en 2015 s'étaient terminés par une annulation: après plus de deux semaines de délibérations, les 12 jurés n'avaient pas réussi à s'entendre à l'unanimité sur un verdict. Le deuxième procès devrait lui aussi durer plusieurs mois.

En 1979, M. Hernandez, alors âgé de 18 ans, travaillait dans une épicerie près de l'arrêt de bus.

Avant de revenir sur ses aveux, il avait déclaré avoir attiré l'enfant dans le sous-sol de l'épicerie en lui promettant un soda, l'avoir étranglé et mis le corps dans un sac plastique, avant de le déposer dans les poubelles.

Les avocats de Pedro Hernandez ont souligné qu'il avait un QI de 70, très inférieur à la moyenne, et ont plaidé une maladie mentale causant des hallucinations.

L'affaire est d'autant plus complexe pour les jurés qu'un autre homme, Jose Ramos, emprisonné pour une autre agression d'enfant, a été déclaré responsable de la mort d'Etan, dans une procédure civile en 2004, sans pour autant être poursuivi.

Le visage du bambin blond aux yeux bleus, dont le père était photographe, avait été placardé pendant des mois après sa disparition sur d'innombrables affiches, sur des écrans à Times Square et jusque sur les boîtes de lait, une première aux États-Unis.

Sa disparition a donné naissance aux États-Unis au Centre des enfants disparus, réseau désormais international.

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