/news/politics

Manque de financement

La réforme Barrette est un «échec total», selon Me Jean-Pierre Ménard

Johanne Roy | Agence QMI

Gaetan Barrette

Simon Clark/Agence QMI

«On est à la limite de la maltraitance dans certains CHSLD à l’égard des besoins de base», pourfend Me Jean-Pierre Ménard, qui qualifie la réforme Barrette «d’échec total».

«Le réseau de la santé offre moins de services qu’en 2014, alors que les besoins de la population ont augmenté. Dans les CHSLD, on a réduit le personnel et les ressources matérielles. On reçoit six ou sept appels par semaine concernant des problèmes de nourriture, d’hygiène, de bain ou du manque d’activités», a décrié, mardi, l’avocat spécialisé dans la défense des droits des patients.

Peu avant la mise à jour économique du ministre Leitao, Me Ménard a joint sa voix aux porte-parole de la CSN qui demandent un réinvestissement massif dans les soins et les programmes sociaux. Selon la CSN, le manque à gagner atteint 1 milliard $.

Nivellement par le bas

«On a nivelé par le bas. Il y a des listes d’attente partout et les gens vulnérables sont les plus touchés, a dit Me Ménard. On est passé à côté de la réforme essentielle, soit de revoir le mode de rémunération des médecins et d’évaluer la pertinence des actes. Au lieu de cela, on se retrouve avec un régime à la botte du ministre Barrette qui a le pouvoir de vie ou de mort sur les PDG des établissements.»

Abolitions de postes

Au cours des quatre dernières années, 50 millions $ ont été coupés dans les centres jeunesse du Québec. Cela se traduit par des abolitions de postes, le non-remplacement des absences, le surcroît de travail, qui ont des effets inévitables sur les services à la population, a dénoncé la présidente de la Fédération des professionnels (FP-CSN), Ginette Langlois.

«Les compressions et l’hypercentralisation qui s’abattent sur le réseau viennent aggraver des problèmes déjà criants. On assiste à une explosion des absences en invalidité», a souligné Mme Langlois.