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Présenté par la Banque Nationale

Cinq outils pour se lancer en affaires

Collaboration spéciale

«Le meilleur emploi au monde, c’est de diriger son entreprise», affirme Eric Boyko, grand patron de Stingray Digital. Justement, vous avez une excellente idée et vous brûlez de conquérir la planète. Mais par où commencer?

Vous avez la passion, vous avez le talent, la connaissance? C’est un très bon départ. La prochaine étape, c’est de s’organiser. Nous sommes en 2016 et les jeunes entrepreneurs ne manquent pas d’outils pour transformer leur rêve en entreprise. En voici cinq, incontournables, qui vous permettront de vous lancer en affaires en canalisant adéquatement votre énergie, votre temps et vos ambitions.

Le modèle d’affaires

Vous avez ciblé un produit ou un service inédit, un besoin mal ou pas comblé dans la société, une approche novatrice, originale, en phase avec vos valeurs, votre vision du monde? Mais comment transformer ce rêve en PME? En le couchant sur papier. Et de manière très détaillée.

Question de structurer vos idées et votre démarche, vous devez vous doter d’un plan qui vous servira de gouvernail, qui vous permettra de structurer le démarrage et la croissance de votre future entreprise. Un tel plan précisera des concepts et répondra à des questions cruciales:

Quel est le véritable besoin auquel mon entreprise va répondre?

Comment vais-je rendre service, voire changer la vie de mes clients?

En quoi mon offre se différencie des autres?

Comment vais-je cibler et rejoindre mes clients?

Quelles sont les ressources humaines, matérielles, technologiques dont j’ai besoin pour développer mon offre?

Qui seront mes fournisseurs?

Et vous aurez à vous poser une question fondamentale. Comment vais-je faire de l’argent?

Il existe un outil qui vous permet justement de structurer cette démarche: Mon modèle d’affaires, une matrice qu’on télécharge gratuitement à partir du site web de la Banque Nationale.

Avec Mon modèle d’affaires, vous définissez clairement la proposition de valeur, les segments de marché, les canaux de distribution, le type de relations clients, les ressources, activités et partenaires clés, les revenus et les coûts anticipés. L’outil, qui a été développé par l’Institut d’entrepreneuriat Banque Nationale - HEC Montréal, à partir du Business Model Foundry AG, offre une série de tutoriels sous forme de vidéos et de grilles de questions stratégiques. Vous n’avez qu’à télécharger le document PDF sur votre ordinateur ou votre tablette, vous sortez votre application de notes, vos PostIt et votre plume, et vous suivez les étapes!

Le plan d’affaires

Vous en avez sûrement entendu parler, puisque c’est une étape incontournable pour tout entrepreneur en herbe: vous devez rédiger un plan d’affaires pour votre entreprise.

Cette démarche permettra de personnaliser les concepts développés à l’étape du modèle d’affaires. Vous établissez en quelque sorte la carte routière ou le tableau de bord de votre entreprise. Autre avantage du plan d’affaires: il rassure vos partenaires, spécialement vos banquiers. Vous avez beau avoir un projet extraordinaire, une équipe du tonnerre, une préparation irréprochable, investisseurs et prêteurs vont avant tout miser sur votre personnalité, votre capacité comme entrepreneur de structurer et de maîtriser chacun des aspects de votre projet. C’est exactement la démarche du plan d’affaires.

Un bon plan d’affaires permet de définir précisément votre entreprise, sa structure juridique, ses produits, ses services, le marché visé, le modèle d’affaires, la stratégie marketing, la gestion des opérations, les étapes et les échéances de démarrage et de croissance et les besoins de financement.

Vous devrez réfléchir et décrire dans le détail comment vous en êtes venus à imaginer votre projet d’affaires, votre entreprise, quels besoins elle va combler...

Vous aurez à incorporer une étude de marché à votre plan d’affaires, de même qu’un plan de commercialisation et un budget prévisionnel réaliste. Vous aurez à identifier et décrire les partenaires et actionnaires ainsi que le personnel clé, les installations futures de l’entreprise, les technologies physiques et numériques, etc.

La convention d’actionnaires

Vous n’êtes pas seul dans votre projet d’entreprise? L’union fait la force? Tant mieux! Aussi bien encadrer votre équipe du tonnerre avec un outil qui vous permettra de durer, peu importe les obstacles qui se dresseront sur votre conquête de la planète.

Tous les entrepreneurs d’expérience vous le diront: être associés en affaires, c’est comme un mariage. Au début, on se sent constamment revigoré par la nouveauté, le potentiel du projet et l’expérience elle-même. Puis, le temps passe. On découvre progressivement les côtés attrayants et ceux qui le sont moins de notre partenaire. Et il y a les accidents de parcours, les crises, les drames à gérer alors que l’entreprise doit franchir des étapes déterminantes. Le stress, la fatigue, l’usure, le manque d’expérience, les erreurs, les conflits culturels ou personnels, le manque d’argent ou, tout simplement, la perte d’intérêt envers un projet emballant au départ, tous ces facteurs compliqueront la vie d’associés en affaires.

Quand on se marie, on pense rarement au divorce. La convention d’actionnaires permet de baliser cette situation entre actionnaires. Surtout si, au fil du temps, l’entreprise a accumulé des actifs, établi sa marque de commerce, créé de la richesse. Une entreprise en croissance ou bien établie doit être considérée comme une entité qu’il faut gérer en dehors de soi-même: elle doit nous survivre et s’épanouir par elle-même, même si c’est vous qui l’avez mise au monde, guidé ses premiers pas, sa croissance, ses succès, à la sueur de votre front. Votre responsabilité, c’est de ne pas menacer ces acquis, les emplois, les actifs, le chemin parcouru, par une stérile chicane d’actionnaires.

Une bonne convention d’actionnaire devra être rédigée en fonction du modèle d’affaires spécifique à votre entreprise. Elle devra prévoir des mécanismes de séparation qui tiendront compte de la juste valeur marchande à partir d’une formule d’évaluation adéquate ou du contexte: un des actionnaires veut vendre ses parts; un des actionnaires décède, ou fait faillite; de nouveaux actionnaires veulent se joindre à l’entreprise en faveur d’un refinancement ou d’un apport de capital;l’entreprise fait son entrée en Bourse; une autre entreprise vous fait une offre d’achat irrésistible.

Le réseau d’experts

Les entrepreneurs à succès suggèrent souvent aux jeunes entrepreneurs de se doter, très rapidement d’un conseil consultatif. Il regroupe entre trois et cinq personnes, préférablement des entrepreneurs, mais qui ne sont pas nécessairement tous actifs dans votre domaine d’activité. Comment les recruter? Dressez une liste des entrepreneurs que vous admirez et contactez-les, tout simplement. Ces derniers adorent partager leurs expériences avec « les jeunes », répondre aux questionnements et aux crises, ou offrir conseils et accès à leurs réseaux personnels. Un conseil consultatif ne prend pas de décisions et ne s’implique pas dans la gestion, mais permet d’orienter les décisions stratégiques majeures.

Autre outil incontournable: le mentorat d’affaires. Les études le démontrent: les entreprises dont les dirigeants bénéficient du soutien d’un mentor doublent leurs chances de survie passé les cinq premières années d’existence. Car les mentors n’agissent pas sur le plan de l’entreprise elle-même, mais sur le savoir-être, les expériences et le cheminement de l’entrepreneur.

La solitude de l’entrepreneur est un phénomène qui guette toutes les personnes qui adoptent ce mode de vie. Il n’y a rien de plus stimulant que de partager les bons coups et ses angoisses avec une personne qui « est passée par là ». Informez-vous auprès du Réseau M de la Fondation de l’entrepreneurship pour en connaître davantage.

Vous devrez aussi entourer votre entreprise des experts appropriés, selon les besoins, à chaque étape de sa croissance. N’hésitez pas à interroger comptable, notaire, avocat et banquier selon la situation ou le dossier, qui doivent être gérés de la façon la plus efficace en fonction du but recherché et des ressources disponibles.

Les outils transactionnels

Chaque entreprise est unique et l’entrepreneur doit choisir les outils bancaires les mieux adaptés à ses besoins. Comment gérer les liquidités à court et à long terme, payer les fournisseurs, les employés, adapter les services bancaires aux opérations courantes, adopter le forfait approprié, choisir les bonnes technologies de paiement pour l’entreprise ou ses clients?

Ces questions ne sont pas triviales: un grand nombre d’entreprises gèrent mal leur trésorerie. Or, les experts sont formels: un flux de trésorerie bien encadré constitue une condition essentielle de survie et de succès en affaires.

Dressez la liste de vos besoins, décrivez dans le détail les opérations financières, le type de transaction client, celles de vos fournisseurs, des questions pointues comme l’assurance, le risque de change, les modalités de paiement, les méthodes de paiement habituelles des clients (téléphone, carte de crédit, chèque, internet, guichet automatique, Payal, Interac...), votre politique de rabais et fidélisation, et consultez votre banquier afin de fixer les services les plus appropriés à vos besoins.

Des références

Mon modèle d’affaires

Pourquoi un plan d’affaires

Rédiger son plan d’affaires

La convention d’actionnaires

Le mentorat

Pour plus d’informations, visitez le site de la Banque Nationale du Canada.