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Chercheurs montréalais

Découverte encourageante sur la rétinopathie diabétique

Emmanuel Martinez | Agence QMI

Des chercheurs montréalais ont identifié des mécanismes qui permettent de mieux comprendre la cause de la rétinopathie diabétique, qui est la source la plus fréquente de la cécité dans la population.

L’équipe des docteurs Przemyslaw Sapieha et Frédérick A. Mallette de l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont, et professeurs à l’Université de Montréal, a mis en lumière le «processus de vieillissement accéléré des neurones, des vaisseaux sanguins et des cellules immunitaires de la rétine dans les zones où les vaisseaux sanguins ont été endommagés».

Elle a remarqué que les cellules de la rétine, qui dépérissent parce qu’elles sont privées d’oxygène et de nutriments à cause du diabète, «sont résilientes et ne meurent pas». Elles vieillissent (sénescence cellulaire) et deviennent inactives.

Les scientifiques ont également identifié les molécules qui sont activées durant ce vieillissement prématuré.

«Notre étude ne trouve pas de remède menant à la guérison. Toutefois, en identifiant la cascade d’événements moléculaires qui mène à la sénescence prématurée associée à la rétinopathie, nous pouvons maintenant envisager de nouvelles interventions thérapeutiques pour ralentir le processus de la maladie et ainsi préserver la vision», a déclaré Mike Sapieha par communiqué.

Ainsi, un traitement précoce chez des souris atteintes de rétinopathie avec des médicaments déjà disponibles et avec des nouveaux remèdes ont permis de mieux régénérer les vaisseaux sanguins de la rétine et de réduire sa détérioration.