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Sondage de Léger et de CPA

Les Québécois se croient bons en finances... mais ils se trompent!

Martine Turenne | Argent

Les Québécois surestiment leurs connaissances financières, selon un sondage réalisé auprès d’un millier de Québécois par Léger et l'Ordre des comptables professionnels agréés du Québec (CPA).

Les personnes sondées ont obtenu une note supérieure à celle de passage qu’à deux concepts sur six: la marge de crédit et l'inflation.

«Ils croient maîtriser certains concepts financiers de base, mais peinent à les mettre en pratique », dit Geneviève Mottard, présidente et chef de la direction de l'Ordre des CPA du Québec, qui demande aux Québécois «de prendre en main leurs finances» en ce mois de mois de la littératie financière.

La dépense à crédit mieux comprise que l’économie

Les Québécois croient dans une grande proportion être en mesure d'expliquer la différence entre une carte de crédit et de débit, le revenu net et brut, une dépense et un investissement, un prêt personnel et une marge de crédit, ainsi qu'entre un actif et un passif.

Ils disent cependant avoir plus de difficulté à définir la différence entre un crédit et une déduction d'impôt, bien que 71 % des Québécois estiment qu'ils pourraient le faire.

Résultat : seuls deux concepts sur six sont réellement maîtrisés. Il s’agit de la marge de crédit (83 %) et de l'inflation (79 %).

Le concept de crédit et de déduction d'impôt est celui le moins maîtrisé, avec seulement 18 % des répondants qui ont su voir juste. «Le concept de marge de crédit est celui le mieux maîtrisé par les Québécois, alors que la notion de crédit et de déduction d'impôt est la moins bien comprise, dit Geneviève Mottard. Signe des temps et de la société de consommation, la dépense à crédit nous est plus familière que l'économie. »

Seulement le tiers des répondants ont démontré une connaissance réelle du concept de revenu net, la moitié du concept de niveau d'endettement et 57 % de celui d'actif.

Pour Geneviève Mottard, il est préoccupant de constater que les Québécois surestiment leur niveau de connaissance en matière de finance. «Ils risquent ainsi d'être moins enclins à faire des démarches pour aller chercher de l'information», dit-elle.